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Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.

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Les Hommes ne veulent plus mourir (Avignon OFF)

RENVERSANT, TOUT SIMPLEMENT

Evoquant la douloureuse histoire d’une mère sombrant dans la folie après le tragique accident de son fils, les Hommes ne veulent plus mourir est l’œuvre d’un jeune auteur, Juliette Speranza, dont la plume est promise à un bel avenir. Hélène Darche et Christophe Allwright s’en emparent avec brio, pour en faire un spectacle bouleversant.

Sept ans après l’accident de son fils Antoine, renversé par une voiture alors qu’il était à vélo, Louise a complètement sombré dans la folie. La pauvre est passée par bien des étapes avant d’atteindre cet extrême. A rebours, nous assistons à la descente aux enfers de cette mère désespérée qui, chaque jour, s’enfonce un peu plus dans la démence pour échapper à sa triste réalité.



En remontant le temps, d’année en année, jusqu’au jour de l’accident, on assiste à l’évolution des rapports qu’elle entretient avec un médecin « qui ne peut rien faire pour Antoine », si ce n’est prêter à sa mère un peu d’attention. Lui aussi doit essuyer quelques déboires et c’est dans l’alcool qu’il cherchera son réconfort. Au fil des ans, l’amitié qui les lie se double d’une compréhension mutuelle et chacun d’eux finit par accepter l’autre avec ses démons…

Quand on aime, on ne joue pas


A la tension palpable qui règne sur la scène, on peut voir que ces deux comédiens là ne jouent pas. Ils vivent cette histoire si vraisemblable. Complètement habitée par son personnage, Hélène Darche sublime l’extrême souffrance de Louise en cette folie que l’on comprend si bien. Christophe Allwright prête à cet homme ravagé, ce médecin alcoolique, toute sa tendresse et sa compassion. Ensemble, ils nous offrent un moment rare de théâtre et prouvent une fois de plus que de toute douleur peut naître quelque bonheur.

                                                                                                                        Idrissa SIBAILLY

« Les Hommes ne veulent plus mourir » de Juliette Speranza
Théâtre La Luna à 18h45 - Réservations : 04 90 86 96 28
Mise en scène : Hélène Darche
Avec Christophe Allwright et Hélène Darche
Création lumière: Yann De Sousa

Photos © Jean-Claude Zaoui

Réactions du public:

« C’est poignant, c’est 100% réel, c’est 100% vrai ! C’est pur » 
Rodolphe, 30 ans, éducateur spécialisé, Grenoble.

« Moi, c’est vraiment la comédienne, je la trouve fantastique, c’est très touchant »
Amélie, 30 ans



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M
SUITE DE L INTERVIEWN’avez-vous pas peur que l’enthousiasme se tarisse ? <br />  <br /> C’est à ce moment là que je saurai si j’ai véritablement quelque chose à dire dans l’écriture !<br />  <br />  <br /> Serez vous présente à Angoulême, où votre pièce sera représentée la semaine prochaine ? <br />  <br /> Non, je la connais par cœur, et me suis suffisamment déplacée pour la voir !<br />  <br /> M.B.<br />  <br /> Les hommes ne veulent plus mourir, éditions Christophe Chomant, 2008
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M
Juliette Speranza vient de publier sa dernière pièce, « les hommes ne veulent plus mourir », mise en scène en 2007 par Hélène Darche qui a été représentée en Guyane, et l’est encore partout en France. Elle a déjà séduit de nombreux spectateurs et journalistes. Interview d’une jeune femme atypique. <br />  <br /> Dans votre dernière pièce, « Les hommes ne veulent plus mourir », il est question d’un drame terrible. Y avez-vous été vous-même confrontée ? <br />  <br /> JS : C’est une question qu’ on me pose très souvent et que je n’arrive pas à comprendre. En effet, elle dénoterait une incapacité d’un auteur à vivre et surtout à exprimer un autre ressenti que celui que la réalité et ses expériences concrètes lui fournissent. <br />  <br /> Cela vient sans doute d’une difficulté à s’imaginer comment une jeune femme comme  vous parvient se mettre dans la peau d’une mère, surtout de Louise, le personnage principal…<br />  <br /> JS : Je ne pense pas en savoir plus que vous…<br />  <br /> Diplômée en philosophie, publiée à 22 ans… Ressentiriez vous une certaine urgence de réalisation ? <br />  <br /> JS :De moins en moins. En vieillissant, on réalise que certaines réflexions s’aiguisent avec le temps. Et puis, d’autres priorités éloignent d’un objectif strictement professionnel ou artistique, comme la nécessité d’un véritable engagement, humain et politique. <br />  <br /> Vous êtes une personne très engagée, et pourtant dans « les hommes ne veulent plus mourir », cela n’apparait pas du tout. Différenciez vous votre œuvre de la politique ? <br />  <br /> JS : Pas du tout. « Les hommes ne veulent plus mourir » est une pièce que j’avais envie d’écrire. Même si la politique est un domaine qui m’est très cher, je sais qu’il existent d’autres sphères passionnantes à explorer. Mais la pièce que j’écris actuellement concerne un sujet politique et d’actualité. <br />  <br /> Peut on en savoir un peu plus? <br />  <br /> JS : Je préfère le garder pour moi pour l’instant. Je préfère parler de mes projets après leur réalisation…Autrement dit, quand ce ne sont plus des projets !<br />  <br /> Vous poursuivez vos études, enseignez le théâtre…Pourquoi ne pas vous consacrer entièrement à l’écriture ? <br />  <br /> JS : Tout d’abord, je travaille, comme beaucoup, pour des raisons financières. Je ne gagne pas assez avec mes pièces pour arrêter le reste. Mais je vous concède que, si je n’avais pas à travailler, je pourrais consacrer plus de temps à l’écriture et à ma promotion, et peut être ainsi vivre de l’écriture. <br />  <br /> Et les études ? <br />  <br /> JS : J’achève un master de philosophie, et envisage d’effectuer une formation journalistique l’an prochain. L’idée d’être à la fois journaliste et écrivain me semble la meilleure en ce qui me concerne, même si durant quelques années, je devrais consacrer plus de temps à ma formation qu’à l’écriture. <br />  <br />  <br /> N’avez-vous pas peur que l’enth
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