Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.

Publicité

Le Plan (Avignon OFF)


PLAN PLAN RATÉ PLAN PLAN PLAN

Un paranoïaque a décidé de se débarrasser d’un de ses voisins parce que celui-ci dépose ses sacs poubelles sur son palier. Pourquoi pas ? Comme point de départ d’une comédie, on a connu pire.

L’ennui, c’est qu’à l’arrivée, on se dit qu’on aurait aimé que ledit voisin ait commencé par liquider le parano. Ce qui aurait dispensé le public d’écouter pendant une heure un monologue inconsistant. L’écriture d’Alain Visenthal est sans intérêt. La pub prétend que c’est drôle déjà à la lecture. En fait, cela ne provoque pas le moindre rire au sein d’un public qui subit cette logorrhée sans y trouver le moindre piment. Il est vrai qu’une des répliques affirme : « Je ne supporte plus le silence ».

Marc Gooris a beau grimacer, en rajouter, rien n’est convaincant. Le décor lui-même donne des indices sur l’incohérence de la chose : il arbore une horloge dont le rôle en tant que signe scénique est inexistant ; elle reste bloquée à 10h et le restera jusqu’au bout, comme si le temps n’existait pas. Pourtant, une heure, quand on se demande si cela va bientôt finir, c’est long.

Le bonhomme revient sans cesse sur sa rupture avec une Hélène, ressasse le dépôt des sacs poubelles, n’arrête pas de téléphoner à sa concierge, se targue de collectionner des poils humains d’origines anatomiques diverses, se prend pour Don Camillo dialoguant avec Dieu comme le fit autrefois Fernandel, ressasse des passages de la Bible… Il envisage même de se suicider, au point d’aller chercher en coulisses une corde pour se pendre. Hélas ! il ne le fait pas. 

L’apparition, à deux reprises, d’un travesti se ressent à la façon d’un cheveu dans une soupe. C’est le "deus ex machina" (merci, Seigneur !) censé relancer la caricature et le déroulement d’un scénario dans lequel il ne se passe strictement rien. La question, posée à un moment de la représentation par le personnage de Vincent Martinet (à qui il a dû manquer au cours de sa jeunesse quelques fessées), réclame sans nul doute une réponse affirmative : « Serais-je un artiste incompris ? »

Michel VOITURIER

Au théâtre des Corps Saints, 76 place des Corps Saints à 16h15 jusqu‘au 2 août (0490 16 07 50)

Le Plan
Texte : Alain Visenthal
Mise en scène : Marc Gooris
Distribution : Marc Gooris,  Armand  Richelet
Musique : Armand Richelet

Production : Cie de la Grande Ourse – La Posterie, Centre culturel de Courcelles

Photo © ………………………………



Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
M
<br /> <br /> La critique faite sur "LE PLAN" est injustifiée et reste une pièce remarquable de ce dramaturge talentueux qu'est Alain Visenthal.<br /> <br /> <br /> <br />
Répondre
Y
Vous nous gavez les comédiens à "défendre" des textes, vu le niveau de votre spectacle dont je suis parti au bout de 5 minutes, c'est plus de la défense, c'est de l'abnégation niaise. Yolande
Répondre
A
Mr Voiturier,Merci pour votre commentaire. Vraiment celà réchauffe le coeur. Pour répondre à la question de lilijeane : "il faudrait m"expliquer pourquoi on est obligé de jouer des textes mauvais!!! On a le choix non?" Je lui répondrai que oui effectivement on a toujours le choix.... Mais parfois l'amité l'emporte sur la valeur artistique...Et ce n'est pas mal ainsi ;  ce qui se passe en coulisse est peut être aussi important  que ce qui se passe sur scène... Très cordialement Armand Richelet
Répondre
L
mais que diable les comédiens vont -ils faire dans une galère dès lors qu'ils savent que c'est une galère? il faudrait m"expliquer pourquoi on est obligé de jouer des textes mauvais!!! On a le choix non? Lilijeane
Répondre
M
Merci pour votre lucidité. Quant au jeu, que dire sinon qu'il est d'autant plus difficile d'être bons pour des comédiens lorsque le texte de l'auteur est mauvais.
Répondre