Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.
Oui, a priori, c’est un Rufus inhabituel. Inhabituel parce qu’il s’offre sur des textes de Coluche, Raymond Devos, Alex Metayer, Marc Jolivet, Fernand Raynaud, Muriel Robin…

Mais, pour moi, c’est celui qu’il a toujours été : un poète du rire. Un comédien à l’art physique et spirituel, un artiste qui transpire l’humanité par tous les pores de sa peau. Un délicat transparent qui manipule des œufs de mouche avec ses grandes belles mains, qui fait éclore les gags comme des coquelicots, qui nous fait respirer l’humus de l’âme humaine et nous en fait sentir l’exhalaison suave et tendre.
Nous sortons du Fantaisiste le cerveau embaumé, le cœur en fête et le nez plein de parfums. Pourquoi épiloguer ? C’est un spectacle indispensable, point. Final.