Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.
Un violon, une guitare, une clarinette, une contrebasse et une clarinette basse. Respectivement Stéphanie Joseph, Ignacio Lamas, Jean-Samuel Racine, Jocelyne Rudasigwa et Anne Gillot. Au Bourg-Neuf. À 22 h 30. Cinq artistes parmi tant d’autres dans ce Festival off 2004.
Bon, et alors ? Alors ?! On voit que vous ne savez pas encore…
Vous ne savez pas encore le bouleversement que Boulouris 5 va apporter dans votre vie. Vous ne savez pas encore les vagues d’émotion qui déferlent vers vous, la houle de beauté qui vous emporte, le flux d’humour qui vous secoue de rire, le ressac de mélodie qui lancine, les perles de tendresse qui pleuvent, le don qui vous cloue.

Et, bien sûr, souterrainement, un travail de titan, dont on ne respire aucune des fragrances aigres et musquées. Ne reste que la trace lumineuse de l’offrande et l’odeur capiteuse du talent.
Ces jeunes artistes – innocents qu’ils sont – ne se rendent même pas compte à quel point ils nous magnifient la vie, à quel point ils allègent le poids de nos souffrances, à quel point ils pansent nos blessures, à quel point ils cicatrisent nos plaies, à quel point ils emplissent nos cœurs vides, à quel point ils caressent nos âmes écorchées et les tapissent d’une étoffe moirée d’étoiles. Avec la force de leur douceur.
Merci Anne, merci Stéphanie, merci Jean-Samuel, merci Ignacio, merci Jocelyne. Grazie mille. Merci infiniment.