Dans Thérèse Raquin, Thérèse et Mme Raquin ont une petite mercerie, dans une impasse pluvieuse. Tout cela ne respire pas le luxe. Dans La Petite Fille aux allumettes, évidemment celle-ci est obligée de vendre des allumettes à ses clients indifférents pour ne pas se faire battre par son père et gagner quelques sous pour se nourrir.
Émile Zola et Christian Hans Andersen nous disent à leur manière qu’on n'échappe pas à son destin. Dès que Thérèse rencontrera Laurent, son avenir sera inéluctable. Quant à la pauvre petite fille aux allumettes si pauvre, si seule, elle mourra de cette pauvreté et de cette solitude.
Création Philippe Faure, La Croix-Rousse/Scène nationale de Lyon, 2008.