Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.
Aujourdhui, jeudi 2 mars 2006, le gouvernement a agréé la nouvelle convention Unedic de lassurance-chômage signée par le Medef, lUPA, la CGE-PME, côté employeurs, et la CFDT, la CGC, la CFTC, côté salariés, le 22 décembre 2005 dernier. Le ministère des Affaires sociales a fait le choix de la précarisation des privés demplois pour les rendre dociles et corvéables à merci (avec le CNE et le CPE, véritables contrats précaires). Durcir les conditions dadmission à lassurance-chômage pour envoyer les individus vers « le plein emploi précaire », tel est le credo du trio « gouvernement UMP/Medef/CFDT ».
Aujourdhui, en pleine crise de grippe aviaire, les « poulets » sont comestibles selon M. Chirac, alors que pour nous ils sont indigestes. Ils déclenchent chez nous des symptômes comme les hématomes et saignements, les garde à vue, les brimades, les fausses dépositions et plaintes à notre encontre (BAC, commissaires, RG, gardes mobiles, CRS, vigiles privés). Nous pensons ici aux 4 inculpés de la Starac.
Aujourdhui, le Festival dAvignon « in » présentait sa prochaine programmation estivale lors dune conférence de presse à Avignon. Nous étions au rendez-vous, une quarantaine, avec la CNT-Marseille, la CGT Spectacle- Marseille, et le collectif du 25-Février. Présents, avec agit-prop, banderoles « Pas de culture sans droits sociaux », sonorisation avec les « engagements et effets dannonces de RDDV ». Les journalistes navaient que cette question à la bouche : « Est-ce quune annulation du Festival est possible cet été ? » Une intervention en conférence de presse était prévue, mais lentente entre « interluttants » et syndicats fut difficile pour finalement se retrouver devant une porte fermée par la BAC et Varoutssikos le « chien de garde du Festival in ». Peu importe, la presse ne demandait quune seule chose : alors « risque dannulation du Festival ? », la conférence de presse était autant dehors que dedans.
Le représentant de la région PACA a soulevé la crise non réglée des intermittents. Mlle Archambault codirectrice du Festival dAvignon , qui a retenu la leçon du 3 juin 2005 à la Maison Jean-Vilar où nous lavons interpellée sur la dérive « médéfienne » de son Festival, a effleuré, du bout des lèvres, à la fin de son discours, la question du conflit des intermittents qui selon elle « nest pas réglé ». Bravo ! Elle finira sa carrière au ministère de la Culture et de la Communication ! Les déclarations de nos jours sont plus importantes que les actes à suivre.

Aujourdhui, Marie-Josée Roig a fini par sortir avant les codirecteurs de la chapelle, dos courbé, visage tendu, escortée par ses gardes du corps. Nous lavons interpellée sur la grave situation des intermittents du spectacle à laquelle elle a répondu que personne navait intérêt à ce que ce festival soit annulé. Les dindons de la farce politique, quelle nous joue, sont les salariés précaires que la nouvelle convention Unedic exclut de plus en plus !
Aujourdhui, nous arrêtons de discuter, dexpliquer, de négocier, nous serons partout où il le faudra pour lutter contre cette vision politique du pire : exclusion et précarité.
Aujourdhui, il est impératif de faire converger toutes les luttes sociales pour établir un rapport de force avec le pouvoir en place tant au niveau national queuropéen. Brisons les chaînes qui nous lient pour être LIBRES.
Aujourdhui, nous appelons tous les mouvements sociaux à participer :
à la journée de grève contre le CPE du mardi 7 mars 2006 RDV à 14 h gare centrale Avignon, suivi dune AG à la fac ;
à la journée de grève des artistes et techniciens du mercredi 8 mars 2006 RDV à 10 h parking Castorama pour départ en action.
Ce que nous défendons, nous le défendons pour tous et toutes.
Nos actions ne connaîtront pas de pause.