Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.
Unis pour défendre le droit de chacun à vivre de son travail décemment
Tant au niveau français queuropéen, la fin de lannée 2005 et le début de 2006 présentent un concentré de rendez-vous et de mesures convergeant vers un but unique : accélérer la précarisation du travail, entraîner les salaires dans une spirale constamment descendante, et généraliser linsécurité sociale.
Tel est lobjectif à peine dissimulé de la mise en uvre en France des « contrats nouvelle embauche » (CNE) et « contrat premier emploi » (CPE) du gouvernement, de la procédure législative européenne visant à ladoption de la directive Bolkenstein et des directives de lOMC.
La flexibilité engendrée par ces contrats va permettre aux employeurs dembaucher une main-duvre corvéable et malléable à lextrême, grâce à une plus grande précarité.
Ce type de contrats est une réelle remise en question du Code du travail, aussi noublions pas que cest à terme lensemble des salariés qui seront touchés.
Le simulacre de démocratie qui consiste à laisser défiler les gens dans la rue et ne pas en tenir compte, ne pas prendre en compte le résultat des urnes et continuer de communiquer sur le bien commun risque bien de montrer ses limites dans une société où les chiffres de la pauvreté sont en hausse.
Renaud Donnedieu de Vabres, notre ministre de la Culture, promettait en 2004 puis en 2005 quil rétablirait les intermittents du spectacle dans leurs droits et quil obligerait les partenaires sociaux à trouver un accord durable au 1er janvier 2006, assurant quil nhésiterait pas à sengager dans la voie législative si aucun accord nétait trouvé.
Aujourdhui 14 février, non seulement ses promesses sont restées sans suite puisque 20 000 travailleurs sont sur la voie de garage du fonds transitoire et 12 000 autres nont que le RMI pour subsister, mais en plus notre cher ministre semble interdire aux parlementaires le dépôt dune proposition de loi qui permettrait de donner un cadre légal aux professions du spectacle.
Après trois ans de lutte, intermittents et précaires sommes plus que jamais opposés à cette gestion ultralibérale du pays et appelons toutes et tous à se mobiliser.
Nous demandons au gouvernement de retirer « CPE » et « CNE », de ne pas agréer le protocole daccord et de respecter enfin ses engagements.
CE QUE NOUS DÉFENDONS NOUS LE DÉFENDONS POUR TOUS.