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Le 27 février 2005, à 16 heures, une heure paisible, molle et frigorigène mistral oblige , Talila Gutwilig donnait son récital, « Au vrai chic yiddish », au Théâtre des Halles.
Au début, je ne vois quelle. Tenue de scène toute noire, grande élégance naturelle, cheveux blonds qui prennent la lumière, sourire éclatant et malicieux, complicité évidente avec les musiciens. Je sens quelle va moffrir un cadeau artistique de qualité. La suite le confirme.

Talila Gutwilig raconte et chante la vie du petit peuple juif de jadis, de naguère, de maintenant, de toujours, de là bas et dici.
Je découvre des airs, des odeurs, des sentiments, des mentalités que je croyais exotiques et fanés, qui, tout à coup, retrouvent tout leur parfum, exhalent leur fragrance, pudiquement.
Cest bourré dhumour, de tendresse, de mélancolie, de sensualité, et ça me fait chaud. Un peu comme si jétais en famille, ou, plus exactement, comme si Talila cette belle femme et cette femme belle mavait invité dans sa famille, autour dun verre ou dun plat.
Dautant que les musiciens sont sur la même longueur donde harmonieuse que la dame blonde en noir. Ils nous embarquent vers leur pays sonore, lair de rien, modestement, comme sans effort. Javoue cependant une petite préférence pour Teddy Lasry, qui faisait passer dans ses notes à la clarinette un supplément dâme, une mélancolie voilée.
DISCOGRAPHIE
1977 : Ott Ozoy, avec Kol Aviv - prix Charles-Cros
1984 : Les Berceuses yiddish, coll. « Berceuses du monde entier », au Chant du monde - prix Charles-Cros
1985 : Bonsoir à tous, encore bravo, au Chant du monde
1987 : Yiddish, avec Eddy Schaff, Teddy Lasry et Pierre Mortarelli, au Chant du monde
1992-1993 : Papirossn, au Chant du monde
1997 : interprète les chansons du CD-Rom Récits du ghetto de Varsovie, production Montparnasse Multimédia.