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Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.

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Tristan et Yseut (Théâtre au Vert – Silly/Belgique)

LE MYTHE DE L’AMOUR FOU

Reprenant quasi dans son intégralité la vieille légende et plusieurs de ses variantes, Paul Emond a écrit une adaptation moderne qui, en dépit de quelques disparités et ambiguïtés, passe bien la rampe. Les Baladins du Miroir, fidèles à leur projet de théâtre forain, l’interprètent dans leur chapiteau itinérant sous forme de spectacle populaire.


La mise en scène de Nelle Paxinou n’élude guère les contradictions. Ainsi le filtre d’amour administré erronément par Brangien aux jeunes gens devient ici action volontaire, du style bon tour joué à des compagnons, avant d’être catégoriquement niée par la suite. Elle ne brille pas non plus par son inventivité. Les entrées et sorties alternativement côtés cour ou jardin sont monotones. Le plateau tournant qui rend fluides les passages d’une scène à l’autre se contente souvent de tourner sans apporter de surprises.

tristanetyseut.jpg
Mais les Baladins ont toujours aimé le spectaculaire. À défaut de numéros circassiens, ils promènent un immense dragon, ils envoient sur la piste des vaisseaux impressionnants pour relier la Cornouaille bretonne et l’Irlande. Ce seront les seules fantaisies permises cette fois-ci. Par contre les costumes chatoient et leur utilisation derrière des rideaux de tulle rappelle la beauté fragile des fresques murales d’autrefois.

Un spectacle familial

La distribution est particulièrement homogène. Elle joue avec une diction étudiée qui rend l’ensemble un peu froid et ne parvient pas à couvrir systématiquement une musique exécutée en direct par un quintet allègre. Heureusement, Geneviève Knoops, en narratrice amusée, entre vite en connivence avec le public ; les pitreries des barons Abdel El Asri et Diego Lopez Saez ponctuent l’histoire ; la dégaine dégingandée de Sophie Lajoie en nain bondissant donne du piment à ses interventions.

La première partie est agréable. La seconde, avec ses épisodes secondaires empruntés çà et là, s’étire, ne renouvelle pas grand-chose. Quoi qu’il en soit, l’occasion est belle pour entrer dans un mythe que peu de gens ont lu en dehors de quelques extraits étudiés en classe. Ils y retrouveront l’origine en littérature française de la passion amoureuse plus forte que raison d’état, morale et convenances. Ils glaneront d’autres souvenirs d’école : les ordalies, le rejet des lépreux, les combats à l’épée…

Michel VOITURIER
www.ruedutheatre.info


Tristan et Yseut
Texte : Paul Emond
Mise en scène : Nele Paxinou et Olivier Magis
Distribution : Alain Boivin, Alexandre Crepet, Abdel Al Asri, Suzanne Emond, Geneviève Knoops, Sophie Lajoie, Diego Lopez Saez, Virginie Pierre, Coline Zimmer, Wout De Ridder
Musique : Wouter Vandenabeelle
Scénographie : Aline Claus, Saïd Abitar
Costumes : Sylvie Van Loo
Maquillages : Serge Bellot
Lumières : David Taillebiuis, Michel Hayoit


Créé au festival de Spa le 19 août ; présenté au festival du Théâtre au Vert de Silly les 29 et 30 août 2007.
En tournée : Arlon (Parc des Expositions) du 21 au 24 octobre ; à Montigny-le-Tilleul (Parc communal) du 14 au 24 novembre ; à Boisfort (place Andrée Payfa-Fosseprez) du 29 novembre au 9 décembre ; à Liège (Esplanade St-Léonard) du 14 au 22 décembre.

Production : les Baladins du Miroir

Photo © Abdoul Aziz Soumaïla.
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P
<br /> Extraordinaire le nomadisme de la troupe de théâtre de Bruxelles et son Tristan et Yseut:)))<br /> <br /> <br />  <br /> <br /> <br /> Extraordinaire l'action sociale des arts nomades<br /> merci de nous la faire découvrir:)))<br /> <br /> <br /> (d'un conteur-ermite des routes du Canada qui se prépare à vagabonder la Belgique l'été prochain et d'y présenter en nomade un spectacle de ses vraies histoires vécues sur la route))))<br /> <br /> <br /> www.enracontantpierrot.blogspot.com<br /> www.reveursequitables.com<br /> <br /> <br /> sur google<br /> Simon Gauthier, le vagabond céleste<br /> <br /> <br /> LÈVE-TOI PÈLERIN<br />  dormir<br />  sous le pont de Gatineau, une nuit froide de neige<br />  même pas de sac de couchage, du noir au beige<br /> <br /> <br />  gémir<br />  en p’tit bonhomme, les g’noux dans l’manteau<br />  le nez sous l’gilet, là ou c’est chaud<br /> <br /> <br />  grandir<br />  contre le mur de ciment se faire si petit<br />  que son coeur en devient firmament<br /> <br /> <br />  s’ennoblir<br />  au point ou l’on devient soi-même<br />  un immense pays entre deux océans<br /> <br /> <br />  REFRAIN<br /> <br /> <br />  la bonte l’humilité, l’humanité<br />  comme vêtement de vie<br /> <br /> <br />  lève-toi pèlerin<br />  même si t’as froid même si t’as faim<br /> <br /> <br />  ensemence ton pays d’un rêve<br />  pour les jeunes de demain<br /> <br /> <br />  ta guitare à la main<br />  marche marche les chemins<br />  ne triche pas ton rêve en douce<br />  en faisant du pouce<br /> <br /> <br />  quand un jeune t’embarque<br />  écoute le jusqu’au matin<br />  parce que son rêve à lui commence<br />  là où finit le tien<br /> <br /> <br />  TURLUTTE<br /> <br /> <br />  COUPLET 2<br /> <br /> <br />  manger<br />  quand on t’a ramassé pour t’emmener souper<br />  dans l’espoir d’une belle soirée<br />  par ta guitare endimanchée<br /> <br /> <br />  s’laver<br />  la route c’est accepter<br />  d’ètre sale en dehors<br />  d’ètre propre en dedans<br />  en s’guettant<br /> <br /> <br />  s’coucher<br />  avoir honte de ses peurs<br />  quand y a tellement d’êtres humains<br />  qui ont pas l’choix d’avoir peur<br /> <br /> <br />  s’éveiller<br />  soudain en pleine nuit<br />  s’enfuir sans faire de bruit<br />  après avoir écrit merci<br /> <br /> <br />  COUPLET 3<br /> <br /> <br />  vaciller<br />  dans un café internet, recevoir un courriel<br />  d’un ami de jeunesse, qui veut t’immortaliser<br />  d’un geste bien intentionné<br /> <br /> <br />  créer<br />  une chanson chaque nuit<br />  parce que la veille ce que t’écris<br />  semble s’être évanoui<br /> <br /> <br />  dessiner<br />  entre ta voix et tes lèvres<br />  tous les cris des humains<br />  qui ont choisi d’aimer<br />  même s’ils sont mal aimés<br /> <br /> <br />  rêver<br />  qu’après sa mort peut-être<br />  de milliers de jeunes en mal d’être<br />  reprendront ton épopée<br />  vers ce pays oeuvre d’art à créer<br /> <br /> <br />  FINALE<br />  la bonté, l’humilité, l’humanité<br />  comme vêtement<br />  d’aimer<br /> <br /> <br />  Pierrot<br />  vagabond céleste<br /> <br /> <br />  <br />
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