Le Magazine du Théâtre européen et en Europe - Le Quotidien du Festival d'Avignon In et Off depuis 2003.
13, 14 et 15 octobre 2005 à 20 h 30
La Fascination de létang, textes de Virginia Woolf
Mise en jeu de Sylvie Boutley
Objets scéniques de Claude Esnault
Aux franges de la fiction et de la biographie : des instants de vie comme des éclats de mort. Et la main qui écrit.
Extrait : Quand je regarde ma main sur le rebord de la fenêtre, quand je pense à tout le plaisir quelle ma donné, elle qui a touché la soie, les murs chauds, qui sest appuyée sur lherbe humide, qui a fait gicler lAtlantique entre ses doigts [
], elle qui na cessé de me dire depuis que je suis née le chaud et le froid, le sec et lhumide, je métonne de pouvoir encore utiliser ce merveilleux système de chair et de nerfs pour prendre la plume contre la vie.
Virginia Woolf
21 et 22 octobre 2005 à 20 h 30
Saxophone solo, avec Georges Cabassi
« Je nai pas voulu dire mais voulu faire, et cest cette intention de faire qui a voulu ce que jai dit. »
Paul Valéry

4 et 5 novembre 2005 à 20 h 30
Musique au santour, avec Gilles de la Buharaye
Lintérêt que le pianiste Gilles de la Buharaye porte à la musique orientale la conduit à explorer divers instruments traditionnels. Pour le public, cest loccasion de partager lunivers singulier de ce musicien. Ces deux soirées sont consacrées à la découverte de ses compositions et improvisations au santour.
Le santour est un instrument persan composé dune caisse de résonance en bois et de 24 groupes de 4 cordes en acier, percutées au moyen de 2 baguettes en métal.
25 novembre 2005 à 20 h 30
Musiques minuscules, avec Guigou Chenevier
Une forme « spectaculaire » imperceptible qui pourrait être jouée nimporte où, dans le salon des Dupont ou dans lantichambre de mon kinésithérapeute, et dont le niveau sonore ne dépasserait en aucun cas celui dun téléviseur moyen, dans un salon moyen
Le niveau pourrait même être beaucoup plus faible jusquà repousser les frontières de laudible, car de même quon voit les puces du dresseur sans les voir, il est possible dentendre des sons inaudibles.
9, et 10 décembre 2005 à 20 h 30
La Peau et les Os, textes de Georges Yvernaud
Par Micheline Welter
Collaboration artistique de Sylvie Boutley
Tenter lexpérience de se perdre dans les mots de ce texte et alors rencontrer la véritable aventure de lécriture sèche, économe, ouverte sur le néant. Lire, sapprocher à force de concentration du néant et ne laisser exister que les mots détachés de toute présence.
Extrait : Il y a décidément un certain point, dans langoisse et le désespoir, au-delà duquel on néprouve plus rien que le sentiment de labsurdité immédiate de tout. On se détache. On nadhère plus à la tragédie. Il ny a plus du tout de tragédie, plus rien de surprenant ou dhorrible.
Georges Yvernaud
Tarifs : 10 euros et 7 euros