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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

15 novembre 2007 4 15 /11 /novembre /2007 00:16
Les premiers états généraux du OFF auront lieu le lundi 3 décembre à Avignon de 8h30 à 18h.

Pourquoi des Etats Généraux du OFF ?


Avec environ 800 spectacles, 700.000 entrées et plus de 250.000 spectateurs, le OFF est l’un des plus grands festivals de compagnies indépendantes au monde par la richesse et la diversité de ses offres culturelles.
C’est aussi le rendez-vous annuel de plus de 3000 programmateurs, professionnels du spectacle, journalistes et représentants des institutions.

Devenu une réalité incontestable dans le paysage culturel de notre pays, véritable « salon du théâtre », le OFF est le terreau qui fertilise la création artistique en France et alimente par la diffusion des nombreux spectacles qui s’y donnent, le réseau des multiples scènes des villes de notre pays.
Il participe à la renommée de la Ville, du Département et de la Région par son rayonnement national et international.

En dépit de nombreuses difficultés et de la situation très complexe, ouverte avec la grève des intermittents en 2003 et les nombreuses problématiques qui en ont découlé, l’association AF&C s’est attelé depuis deux festivals à accompagner le  OFF. Avec pour ambition déclarée  d’en améliorer la lisibilité, d’affirmer sa pertinence, et d’articuler des actions destinées à rendre le OFF de plus en plus professionnel et solidaire.
Compagnies, professionnels, publics : tous s’accordent pour dire que l’édition 2007 a été un succès et nous pouvons donc être satisfaits, dans l'ensemble, des résultats obtenus.

Ces véritables missions de service public accomplies par AF&C visaient en priorité à révéler, à valoriser les extraordinaires richesses artistiques que recèle le festival OFF et à conquérir de nouveaux publics.

Ces ambitions déclarées n’étaient pas de simplement BIEN gérer le passé ! C’est pourquoi, pour la première fois de son histoire vieille de  40 ans, après qu’un jeune créateur avignonnais ait voulu ouvrir ce « champ des possibles » le OFF va se pencher sur lui-même , sur ce qu’il représente dans le paysage culturel de la nation, sur ce qui fonde son identité et qui détermine sa continuité ?
Quelles améliorations sont possibles ? Quelles ambitions pour cet énorme rassemblement artistique de la création contemporaine ? Quelles nécessités pour le spectacle vivant en ces temps où les enjeux de la culture doivent être à nouveau explorés, refondés ?

Pour récolter, coordonner et continuer à mettre en œuvre une diversité d’idées, de propos artistiques, pour inventer d’autres relations avec les Institutions (Ministère de la Culture, SACD, SACEM, ADAMI), pour rendre plus efficaces les échanges avec les organismes plus ou moins présents sur le OFF, l’association AF&C a décidé de poser l’acte fort d’une nécessaire et légitime refondation souhaitée par tous.

Avec toujours la même pensée: la place de l’artiste dans notre société, la place de l’art dans notre système culturel et sa relation avec les public

Avec qui, et en vue de quoi ?


AF&C est aujourd’hui piloté par des opérateurs experts du OFF de longue date et pour certains désireux de mettre au service de l’Action Culturelle du OFF, leur force et leurs outils de travail, leurs idées et partant, leurs idéaux.

Ainsi, cette première rencontre aura lieu le lundi 3 décembre 2007.
Avignon, scènes d’avenir ? – se déroulera au Centre international des Congrès du Palais des Papes d'Avignon, Salle Grand Cellier Benoît XII.

Serons abordés, en session plénière le matin, puis en travaux d'ateliers l'après-midi, trois thèmes principaux :

Le OFF, réalités et perspectives
Développement et renouvellement des publics du OFF
Le OFF et la diffusion

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11 novembre 2007 7 11 /11 /novembre /2007 00:02
Une saison 2007-2008 de 25 printemps...

Le 21 mars 2008, le Théâtre du Balcon organise une grande fête pour célébrer ses 25 ans.  Ce sera le point culminant d'une saison durant laquelle ce haut lieu du théâtre va éclater ses  activités en de nombreux lieux différents, hors les murs, proches ou très lointains, comme le  Théâtre des Beaux Arts à La Havane où, du 9 au 19 novembre, carte blanche a été donnée à  la Cie Serge Barbuscia à l'invitation de la Maison Victor Hugo de Cuba.

Du 6 au 9  décembre, ce sera Le Carnaval des Animaux qui sera donné à l'Opéra-Théâtre d'Avignon  avec l'Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence (O.L.R.A.P) désormais partenaire  privilégié. 

En décembre, dans le cadre d'une grande manifestation organisée par la SNCF et le Conseil  Général du Vaucluse, sera créé Wagon, divaguons sur le thème du polar.

Les 18 et 19  janvier 2008, la pièce de Christian Petr To(re)ro, donnée en lecture la saison précédente à  Avignon (cf. notre rubrique « Conférences et lectures » 2006/07), sera présentée à Arles  (Théâtre de la Calade).

Du 10 au 16 février, c'est en Guadeloupe, sur la scène nationale  « l'Archipel » que sera donné Tango Neruda.

Du 13 au 16 mars, retour en Vaucluse, à  l'Auditorium du Thor, pour la reprise de Pierre et le Loup de Serge Prokofiev, créé en 2007  avec l'OLRAP.

rv-au-chat-noir.jpg
Enfin, le 5 avril 2008, c'est à Luxeuil-les-Bains (Espace Molière) pour un  nouveau Rendez-vous au Chat Noir (notre photo). Poésie, musique, danse et théâtre festif. Sur son plateau d'Avignon intra muros, le Théâtre du Balcon accueillera, dans le cadre du  3ème Fest'Hiver des Scènes d'Avignon l'UppercuThéâtre qui donnera Mais n'te promène  donc pas toute nue ! de Georges Feydeau les 12 et 13 janvier 2008.

Les 21 et 22 janvier,  nous pourrons voir Cercles de Sable d'Alain Destandau qui a obtenu un superbe succès aux  Festivals de Hué et Avignon. Enfin, avant de partir pour la Guadeloupe, l'Auditorium du  Thor accueillera  Tango Folie le 8 février.

Cette saison, les lectures d'Acte e(s)t Parole se dérouleront pendant la semaine du 17 au 22  mars. Nous en donnerons le programme détaillé et le compte-rendu en temps utile. Elles  encadrerons, le 21 mars 2008, jour du printemps et des poètes, la célébration des 25 ans du  Balcon...

Le 2 avril, dans le cadre du 2ème Festival Festo Pitcho, on recevra le chanteur  Jean René et son nouveau CD.  En création, du 24 au 27 avril, La Disgrâce de Jean-Sébastien Bach, de Sophie Deschamps  et Jean-François Robin, qui avait été lue le 27 mars 2007 au Balcon (cf. notre rubrique  « Conférences et lectures » 2006/07) et le 23 juillet à la Maison Jean Vilar. 

Et pour clore en beauté cette 25ème saison, création  les 24 et 25 mai de Sur le Pont  d'Avignon, l'histoire en musique du  jeune berger Bénézet qui, faisant fi de toutes les  oppositions et railleries des habitants de la ville, construisit le célèbre pont, le seul qui,  durant tout le Moyen Age, permettait de traverser le Rhône de Lyon à la Méditerranée, écrite  et racontée par Serge Barbuscia, avec l'Orchestre Lyrique de Région Avignon-Provence.

Henri LÉPINE (Avignon)

Renseignements au 04 90 85 00 80.  Théâtre du Balcon, rue Guillaume-Puy, 84000  Avignon.

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 19:28
Dans le rôle de la victime [Playing the victim]
 
d’Oleg et Vladimir Presniakov
mise en scène Oskaras Korsunovas
 
du vendredi 9 au mercredi 14 novembre
les 9, 10 et 13 novembre à 20h30, le 11 novembre à 16h et le 14 novembre à 19h30
spectacle en lituanien, surtitré

Le spectacle a été créé à Vilnius au Théâtre national dramatique de Lituanie, le 17 novembre 2005. 

Metteur en scène incontournable du théâtre lituanien, Oskaras Korsunovas fait un nouveau détour par Aubervilliers. Après le succès de Roméo et Juliette et plus récemment du Maître et Marguerite, il revient cette fois-ci au Théâtre de la Commune avec un texte des frères Presniakov, considérés dans leur pays parmi les auteurs contemporains les plus populaires : Valya, jeune homme d'aujourd'hui, est employé par la police pour prendre la place du mort lors de reconstitutions criminelles. Métier ordinaire, mais qui devient vite prétexte à des situations toujours plus cocasses… Une comédie pop-rock débridée, où la critique de la Russie contemporaine se mêle à une réécriture d’Hamlet, en un cocktail réjouissant, musical et détonnant. De quoi faire fondre tous les frimas du mois de novembre !

Résumé :
Jouer la victime, c’est ce que fait Valya, jeune homme  d’aujourd’hui, employé par la police pour prendre la place du mort lors de reconstitutions criminelles. Un métier comme un autre qui devient le prétexte de scènes totalement cocasses. De défenestration  factice en noyade à sec, ces enquêtes à l’emporte-pièce et aux conclusions tirées d’avance par un policier véreux, tournent en dérision tout un système. Dans sa famille, Valya fait face à la même  absurdité. Il reçoit une nuit la visite de son père décédé qui accuse sa mère de l’avoir empoisonné – pour vite le remplacer par son oncle, lui-même figure emblématique d’une certaine Russie, toute  en puissance jusque dans ses travers.   Sur fond de musique pop-rock endiablée, le plateau « brûle » sous  la satire corrosive de cet Hamlet contemporain, fils vengeur, homme complexe, mû par une réalité intérieure dont l’essence est celle de la fiction et qui joue avec la vie pour dénoncer le chaos du  monde.  


Le théâtre d’Oskaras Korsunovas//Un théâtre des signes du temps 
  
Source : Extraits de l’article « Un théâtre des signes du temps » de Rasa Vasinuaskaité, In Le théâtre d’Oskaras Korsunovas, Entretiens et articles,  Rassemblés par Rasa Vasinauskaité, Éditions Presses universitaires de Caen, 2003.

Korsunovas, en 1999, prônait un « langage théâtral moderne assorti au rythme du jour présent, créant le mythe de l’homme moderne et provoquant le spectateur vers une mutinerie possible, une action possible et une autre vie possible ». Cela rappelle beaucoup  la position d’Artaud, l’un des auteurs préférés de Korsunovas. Cette position peut-elle être considérée comme réaliste ou proche du réalisme théâtral ? Probablement pas. Korsunovas est homme de théâtre jusqu’à la moelle. Par conséquent, les personnages de ses pièces et  les pièces elles-mêmes subissent une métamorphose paradoxale : les « ombres » drastiques de situations quotidiennes sur scène se développent en généralisations métaphoriques, le réalisme quasi photographique se transforme en un réalisme symbolique et abstrait, et la  définition d’un espace social devient de la création de mythe. Là se tient certainement le secret de la popularité de la dramaturgie néo-réaliste : certains metteurs en scène l’utilisent comme étendard de la critique sociale et instrument actif de la lutte ; d’autres l’emploient  pour diagnostiquer les maux de la civilisation ; d’autres enfin l’utilisent comme un matériau de création de nouveaux outils d’expression théâtrale et d’interprétation. Je classerais Korsunovas dans ce dernier groupe, bien qu’il soit lui-même convaincu que ses  pièces renferment la mission extrêmement importante d’apporter de la pertinence aux problèmes de notre temps. [...]  

« J’ai toujours été intéressé par un certain aspect du théâtre : la possibilité d’exprimer ce qui ne peut pas être transmis par les mots, et créer une mystérieuse communication interne entre le public et la scène. [Sur le plateau], la divergence entre les mots et l’action, tout  comme entre les mots et les images, est très importante pour moi. Cette divergence facilite l’émergence de nouvelles significations.  L’expression visuelle, le mouvement et la chorégraphie sont employés eux aussi dans le  but de faire émerger un autre espace de significations qui communique activement avec le public lors de l’interprétation des mouvements et des mots. C’est cela, je pense, qui constitue le vrai théâtre ». Oskaras Korsunovas. [...]  

« Le théâtre m’intéresse quand l’imagination collective se met à fonctionner. Le théâtre n’est pas un art fixe comme la sculpture. Le théâtre ne crée pas de tableaux. C’est un  spectacle vivant. Les idées que je propose doivent prendre vie. Si cela ne se produit pas, c’est qu’elles n’étaient pas bonnes. L’imagination collective génère une pièce, qui à son tour est présentée à l’imagination collective du public. Les spectateurs représentent un  certain modèle de société, une certaine communauté qui prend part à la "conspiration" collective ». Oskaras Korsunovas  


oskaras.jpgEntretien avec Oskaras Korsunovas :
Source : Extraits de l’entretien avec Oskaras Korsunovas,  Propos recueillis par Marie-Anne Sorba, Paru sur www.regard-est.com le 3 juillet 2006.

Votre métier est avant-gardiste, vos pièces passent souvent pour scandaleuses.
Oui, je suis un type scandaleux ! Sérieusement, pour moi, l’art n’a rien à voir avec les conventions. Je n’en ai rien à faire de respecter les conventions, les dogmes de l’esthétique.  Je ne crois pas que mon théâtre entre dans une catégorie. On a beaucoup dit à Sarah Kane qu’elle était scandaleuse, par exemple, mais en général, elle répondait : « je veux juste être fidèle à moi-même ! ». Au théâtre, quand on est fidèle à soi-même, à son propre regard, le  scandale n’est jamais loin. 

Vos premières pièces datent des années 1990. Vous souvenez-vous de l’atmosphère dans  laquelle avaient lieu vos spectacles ?
Oh oui, c’est inoubliable ! C’était une véritable révolution, la plus authentique qui ait pu se produire alors. Il y a seize ans exactement, j’obtenais mon diplôme de l’Académie du  Théâtre de l’Université de Vilnius dans la spécialité « metteur en scène ». Mais je n’ai pas tellement étudié la mise en scène, j’étais trop occupé à monter mes spectacles un peu partout. Ils étaient déjà populaires en Lituanie. En 1990, notre pièce Là, être ici obtenait le  premier prix du Festival d’Edimbourg. Finalement, j’ai très peu étudié, en réalité, j’ai tout de suite commencé à mettre en scène.  

Les événements de 1991 (ndlr, avec l’éclatement de l’URSS, la Lituanie acquiert son indépendance en 1991) ont-ils influencé votre théâtre ?
Bien sûr. Avant l’indépendance, il n’existait pas de théâtre de ce genre. En principe, il était impossible de monter des spectacles comme Le Maître et Marguerite par exemple ;  l’auteur lui-même, Boulgakov, étant interdit par le régime soviétique. Plus le temps passe, et plus je comprends combien nous avons vécu des événements horribles. À l’époque où je suis né, personne n’aurait jamais soupçonné qu’un tel changement pouvait avoir lieu. On  ne pensait pas que ce système pouvait se détruire lui-même et que tout pouvait changer à ce point. L’ensemble du monde soviétique s’est autodétruit, un autre monde est arrivé. La société a changé, tout est absolument différent de ce que l’on nous a enseigné, c’est même  le contraire absolu. Mais ce qu’on retient, c’est que la stabilité est une chose illusoire. Ce qui semble être stable et absolu peut tout à fait s’écrouler sans crier gare. Bien sûr, après le 11 septembre, le monde a commencé à comprendre que nous vivons dans un système  global, qui a changé brutalement. Mais à l’époque, c’était l’euphorie, la griserie de la révolution ; c’était effrayant, il y avait des gens sous les chars, mais il y avait beaucoup de foi, de confiance en l’avenir. Cinquante ans d’occupation, c’est assez pour que les gens  développent un vrai sentiment national.   

Biographie de Oskaras Korsunovas :
Il est né en 1969 à Vilnius. Il suit les cours d’art dramatique du Conservatoire national de Lituanie, puis travaille comme metteur en scène au Théâtre national de Lituanie dès 1990. C’est dans ce théâtre qu’il monte la plupart de ses  spectacles, parmi lesquels Là, être ici d’après Daniil Harms (primé à deux reprises au Festival d’Edimbourg et à celui de Torun), La Vieille d’après la nouvelle de Daniil Harms, Bonjour Sonia, Bonne année d’Alexandre Vvédensky. 
En 1997, il présente la Vieille 2 et Là, être ici au Festival « Passages » de Nancy et au Festival d’Avignon. Il monte aussi P.S. Dossier O.K. de Sigitas Parulskis, jeune dramaturge lituanien, et Roberto Zucco de Bernard-Marie Koltès.  En 1998, avec l’aide du Ministère lituanien de la Culture, il fonde une compagnie indépendante dont les bureaux se trouvent au sein du Théâtre national de Lituanie. Il y présente Le Songe d’une nuit d’été de William Shakespeare et Shopping and Fucking de  Mark Ravenhill.
En 1999, Roberto Zucco est présenté aux Rencontres Internationales de Théâtre de Dijon et à La Biennale de Venise ; le Berliner Festspiele accueille P.S. Dossier O.K. 
En 2000, il crée Le Maître et Marguerite de Mikhaïl Boulgakov au Festival d’Avignon, et Visage de feu de Marius von Mayenburg au Théâtre national de Lituanie.
Visage de feu est présenté au Festival d’Avignon en juillet 2001.  Il monte en février 2001 au Théâtre-Studio de Varsovie Sanatorium sous le sablier de l’auteur polonais Bruno Schulz et en avril 2001 We are not Cookies d’après Alexandre Vvédensky et Daniil Harms au National Theater Studio d'Oslo. Il crée au Théâtre national  de Lituanie Parasites de Marius von Mayenburg en juin 2001, Manque de Sarah Kane en janvier 2002, et Œdipe roi de Sophocle en juin 2002 dans le cadre de Theater der Welt. Il monte Hiver de Jon Fosse en janvier 2003 au National Theater Studio d'Oslo. 

L’Oskaro Korsunovo Teatras a aussi pour vocation de rassembler de jeunes talents prometteurs pour les aider à accomplir leurs projets et produire des spectacles de théâtre et de danse ou du cinéma. 

Oskaras Korsunovas a reçu en 2001 le Prix des nouvelles réalités théâtrales décerné par le jury européen du Festival de Taormina.

La Rose des vents – Scène nationale de Villeneuve d’Ascq a organisé deux tournées en  France : Le Songe d’une nuit d’été en février et mars 2002 (13 villes, 30 représentations) et Visage de feu en mars et avril 2003 (12 villes, 20 représentations). Le Festival d'Avignon – avec le soutien de l'ONDA pour les surtitres – a organisé en  France en avril / mars 2004 une tournée de Roméo et Juliette de Shakespeare (créé en 2003 au Hebbel Theater de Berlin – Allemagne).   

Le Théâtre de la Commune a déjà accueilli deux de ses mises en scène en 2004 Roméo et Juliette et en 2006 Le Maître et Marguerite.  

En décembre 2007, il met en scène à la Comédie-Française La Mégère apprivoisée de Shakespeare.

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Réservation indispensable au 01 48 33 16 16.
 
Théâtre de la Commune. Centre Dramatique National d'Aubervilliers
2 rue Edouard Poisson - BP 157 - F 93304 Aubervilliers cedex

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 19:01
Théâtre de l’étrange
19 – 21 novembre 2007 / Hôtel de Massa
 
Lundi 19 novembre   20h00  
Gerhild Steinbuch

Ouverture des Journées du théâtre autrichien
 Présentation de l’auteur, lecture spectacle
Tête éteinte (Kopftot)
suivie de
Se coucher (Schlafengehn)
Traductions, Henri Christophe

Mardi 20 nov. 20h
Gert Jonke

Présentation de l’auteur, lecture spectacle
Orateur à toute heure (Redner rund um die Uhr)     
Traduction, Uta Müller et Denis Denjean

Mercredi 21 nov.   20h00      
Klaus Händl
Présentation de l’auteur, lecture spectacle
Le charme obscur d’un continent (Dunkel lockende Welt)
Traduction, Henri Christophe
Le texte des oeuvres ci-dessus est disponible, dans le cadre du respect des droits d'auteur, sur demande en cliquant ici
Les lectures-spectacles en français sont précédées d’une brève présentation des auteurs et de la lecture d’un court extrait par les auteurs de leurs pièces en allemand.
Avec
Féodor Atkine, Jean-Luc Debattice, Catherine Dewitt, Laurence Février,Michel Hart, Tiina Kaartama, Bernard Lotti, Isabelle Ronayette, Sylvain Stawski
Conception et réalisation : Heinz Schwarzinger (INTERSCÈNES)

Entrée libre, sans réservation, dans la mesure des places disponibles.


Société des Gens de Lettres
Hôtel de Massa
38 rue du Faubourg-Saint-Jacques
75014 Paris (M° Port-Royal)

En savoir plus :
Télécharger le programme en PDF

Renseignements : INTERSCÈNES 01 48 56 61 14 (schwarzinger.heinz@free.fr)
Contact presse : Fouad Bousba - Mesure pour Mesure - Tél : 06.13.20.02.22
 

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6 novembre 2007 2 06 /11 /novembre /2007 18:16

L'événement L’EUROPE EN DEVENIR traite d’un moment important de notre histoire dont nous sommes témoins. L’Europe grandit depuis un demi-siècle. Son développement est saccadé. Elle séduit et elle déçoit aussi. Cette programmation souhaite analyser l’Europe et sa construction sous différentes perspectives. Soulever des questions, faire réfléchir et esquisser des possibilités, déplacer le débat des hauts-lieux politiques, économiques et académiques dans la sphère citoyenne et culturelle, tel est l’enjeu de ce projet scindé en deux temps.

Dans la première partie, du 09.09 au 28.10, des artistes liés à la Suisse proposent leurs réflexions sur l’Europe. Ensuite, du 11.11 au 30.12, le commissaire indépendant basé à Berlin, MARIUS BABIAS, présentera une exposition d’artistes de la Nouvelle Europe.

La programmation cinéma étaye la problématique à travers des films, vidéos-essais et documentaires. L’événement est également ponctué d’un cycle de conférences et de tables rondes. Ces agoras de philosophes, théoriciens de l’art, historiens politiques, essayistes, juristes, artistes et citoyens vont nourrir un dialogue à travers des thématiques clefs de la construction européenne.

Un volet original et audacieux consacré au spectacle vivant :

5d37d22e67.pngJeudi 15 Novembre et Vendredi 16 Novembre / 20H : MÈRES SANS CHATTE de NICOLETA ESINENCU.
Nicoleta Esinencu (née en 1978, en Moldavie) a étudié le théâtre et compte parmi les auteurs dramatiques les plus connus de la jeune génération de l’Europe de l’Est. Jusqu’en 2006, elle a travaillé comme metteur en scène du théâtre Eugène Ionesco à Chisinau (Moldavie). Une de ses pièces les plus connues, le monologue Fuck You, Eu.ro.Pa : publié dans le booklet du pavillon roumain à la Biennale de Venise 2005, a déclenché en République moldave et Roumanie une controverse politique, débattue au Parlement. Un député s’est ému de l’image de la Roumanie présentée par l’auteur, à la veille de l’entrée de la Roumanie dans l’Union Européenne. En 2004 elle a publié Le septième kafana, aux éditions L'espace d'un Instant. En 2006 elle était résidente au Couvent des Recollets à Paris. Pour L’Europe en devenir (Partie 2), elle présente sa dernière création littéraire et scénique : Mères sans chatte, qui sera interprétée par la comédienne moldave, Doriana Talmazan. Une vision déroutante et sans fard de la vie de tous les jours dans l’ère post-communiste, la vie de nos mères et de leurs filles.

En savoir plus :
Centre culturel suisse à Paris
.

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5 novembre 2007 1 05 /11 /novembre /2007 11:19
stylo-plume-encrier.jpgComme l'an dernier, le Théâtre National de la Colline et le Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis, Centre dramatique national proposent à leurs spectateurs de développer leur regard critique sur le théâtre.
 
Grâce à des échanges animés et des exercices ludiques, vous apprendrez à aller au-delà du simple “j’aime ou j’aime pas”, en analysant les éléments qui composent une mise en scène, en structurant votre pensée critique, en argumentant votre point de vue.

Deux journées d’ateliers seront animées par des professionnelles de la presse écrite et de la radio, afin de se familiariser avec les ressorts de la critique théâtrale. Entre ces deux journées, le groupe se retrouvera régulièrement au fil des spectacles pour quatre interviews privilégiées des comédiens et des metteurs en scène. Ils permettront de confronter de façon conviviale les points de vue et de s’exercer à l’art de l’entretien.

 Deux séances d'ateliers :

 Critique écrite - Samedi 10 novembre de 10h à 17h
 Critique radio - Samedi 29 mars de 10h à 17h

Entre ces 2 séances, les 4 interviews avec les équipes artistiques auront lieu l’issue des représentations de :
- La Marquise d’O. (Heinrich von Kleist / Lukas Hemleb) mardi 11 décembre
- L’Hôtel du Libre-Échange (Georges Feydeau / Alain Françon) mercredi 16 janvier
- Machine sans cible (Gildas Milin) mardi 5 février
- Vive la France (Mohamed Rouabhi) samedi 16 février

Tarif  : 80 € - incluant les deux séances d’ateliers, les 4 interviews + l’abonnement pour les six spectacles.
(au Théâtre National de la Colline : L’Hôtel du Libre-Échange / Machine sans cible / Sans faim et Sans faim 2
au Théâtre Gérard Philipe : Le Cid / La Marquise d’O. / Vive la France).
Votre accompagnateur bénéficie d’un tarif réduit pour ces spectacles.


RENSEIGNEMENTS  ET INSCRIPTIONS :
Olivier Schnœring 01 48 13 70 08 / o.schnoering@theatregerardphilipe.com
 
Les spectacles inclus dans l’atelier :

Au Théâtre Gérard Philipe de Saint-Denis :

Le Cid
de Pierre Corneille - mise en scène Alain Ollivier
Rodrigue surmontera-t-il ce dilemme : venger l’honneur d’un père au risque de perdre celle qu’il aime, ou ne pas laver l’affront et passer pour un lâche aux yeux de sa dulcinée ?
Alain Ollivier crée un écrin précieux pour ce classique : un plancher, un ciel étoilé, des costumes flamboyants.

La Marquise d’O.

de Heinrich Von Kleist - mise en scène Lukas Hemleb
Fin XVIIIe, les aventures drolatiques de la marquise enceinte «sans savoir comment ». Mise au ban de la société, elle va tout mettre en œuvre pour retrouver son honneur.
La nouvelle littéraire de Kleist est restituée dans son intégralité par un jeu narratif habile, dans un décor en forme de boîte à images.

Vive la France
de Mohamed Rouabhi
Mohamed Rouabhi rend hommage aux visages, aux noms et aux voix de tous ceux qui depuis un siècle et demi se sont fondus dans l’asphalte du périphérique parisien, dans les galeries du métro au début du siècle, entre les grappes de raisin du sud de la France pendant les vendanges, dans les plaines de la Marne en 1917. Il puise dans les travaux de ceux qui ont écrit à partir de l’histoire coloniale de notre pays, rassemble documents d’archives cinématographiques et radiophoniques, s’entoure d’artistes de tous horizons, comédiens, danseurs, slameurs, musiciens pour un spectacle multimédia qui  raconte sa version de l’histoire de l’immigration.

Au Théâtre national de la Colline :

L’Hôtel du Libre-Échange
De Georges Feydeau – mise en scène Alain Françon
Dans son cabinet, Pinglet, entrepreneur en bâtiment, travaille au plan d’une maison qu’avec Paillardin, architecte et ami intime, ils ont le projet de construire. Angélique, épouse de Pinglet, interrompt brutalement le travail de son mari. Leur mésentente affleure. Marcelle Paillardin entre les yeux rougis. Elle vient de se quereller avec son mari, se plaint de son indifférence. Pinglet la réconforte, aussitôt excité par le défi que chez lui elle suscite…

Machine sans cible
De Gildas Milin
Un homme a l’intention d’écrire sur l’amour et l’intelligence. Pour se donner des outils de travail, il convie quelques amis et connaissances à une séance d’enregistrement. Chacun se livre à l’exercice difficile, intime, de dire ce qu’il pense être l’amour, l’intelligence. Il propose une expérience concrète sur l’amour à partir d’une expérience scientifique basée sur la théorie de l’empreinte de Konrad Lorenz. Il introduit dans le groupe un robot. Au cours de l’expérience, le comportement des êtres humains s’avère au moins aussi chaotique et irrationnel que celui de la machine.

Sans faim & Sans faim 2

de Hubert Colas
Sans faim est peut-être une pièce sur le bonheur perdu, tel que l’imaginent aujourd’hui nos sociétés occidentales. Ou plutôt, c’est une mise à l’épreuve de ce bien-être idéal, à travers une famille pour qui tout va bien, dans son monde confortable et repu – pour qui tout irait bien si la part du monde qu’ils excluent ne faisait brutalement retour…
Sans faim 2 fait basculer la morale et la raison de cette famille, pour survivre elle redéfinira les normes du pouvoir familial, puisant dans la perte du bonheur la force de la reconquête du plaisir et du désir comme un idéalde vie…

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27 octobre 2007 6 27 /10 /octobre /2007 10:46
Si, en cette période politiquement incertaine, Bruxelles fait ses comptes… elle raconte et se conte également.

Le lancement festif, par le comédien et auteur Pietro Pizzuti, maître de cérémonie, ce 6 octobre, à la "Maison du Spectacle"/La Bellone", d'une série de manifestations autour du conte se veut significatif du regain d'intérêt pour cet art destiné à faire entièrement partie de ce que l'on nomme désormais :"les arts du spectacle". Bruxelles n'avait-elle pas déjà sa "Maison du Conte" qui offre non seulement des spectacles mais formations, ateliers, stages et rencontres ? Son infatigable animateur, Hamadi, se retrouve tout naturellement parmi les instigateurs de l'évènement. Partant de ce haut lieu du spectacle, sis au cœur de Bruxelles, la soirée évoquait, avec l'humour et l'autodérision qui la caractérisent, une ville promue depuis toujours à un destin cosmopolite : hier envahie par des conquérants belliqueux, habitée aujourd'hui pacifiquement par, à peu près, 140 nationalités différentes. Pour cette création originale, des textes d'"auteurs de l'oralité", soit les écrivains Isabelle Bielecki, Marie Destrait, Vincent Marganne, Layla Nabulsi, Virginie Thirion, Laurence Vielle…

CA-CONTE.jpg
"Diverses manières de dire le monde et de le penser…"

Cette diversité culturelle, cette pluralité de langues, ne fait-elle pas de la capitale de l'Europe le lieu idéal pour une Rencontre autour du conte ? Du reste, un "Colloque autour des Arts du Récit et Conte" a été placé sous la présidence du Québecois Henri Gougaud - alors que celui-ci a proposé son spectacle "Le Grand Parler", une invitation au voyage...-  A noter la présence d'une "Maison du Conte" jumelle, celle de Chevilly-Larue, France, en son co-directeur Michel Jolivet (parmi d'autres intervenants).

La programmation de ces "petites formes" particulièrement malléables est tout à fait adaptable aux endroits et heures les plus divers. Que ce soit dans les lieux publics, et pour tous publics (place, parc, marché, cathédrale, bibliothèque, hôtel de ville, palais de justice, cimetière ou… crèche et café !) que ce soit dans l'intimité de coins de feu et pour des colloques de spécialistes, sous les étoiles ou en agréable "pause de midi". Un slogan : "laissez-vous en conter" de mise plus que jamais ! Le trésor des contes du monde entier, ceux qui ont traversé les siècles comme ceux que de nouveaux conteurs imaginent, offert gratuitement (ou pour une modeste obole) par des conteurs et conteuses… avec en apothéose une "Tour de Babel" dans la bien nommée "Maison des Cultures et de la Cohésion Sociale", en plein Molenbeek.

Un lieu bien différent de celui du "lancement" : étonnant déjà de se retrouver dans une ancienne école de jeunes filles (lieu classé) et d'aller de classe en classe, de la cour de récré à la cave, écouter en petit cercle intime, ou en groupe important sur des sièges les plus divers, ces messagers intemporels, venus nous apporter tant d'histoires qui nous appartiennent, et recèlent sinon la Grande Sagesse, le solide bon sens de nos aïeux. Etonnant de voir revisités des contes connus ou - formule particulièrement hilarante - d'écouter (autant que regarder) des spectacles bilingues de multiples origines, où la "traduction simultanée", volontairement pas toujours "fidèle", offre des chocs cocasses !

Décidément, Bruxelles entend propulser des arts dits "de la scène" qui restent encore méconnus. Après, en son temps, la danse, qui voit maintenant fleurir moult Festivals, Semaines, Rencontres… après la première édition d'un Festival "Théâtres Nomades" cet été, voici qu'avec "Bruxelles ça conte", se trouve revalorisé un art, vieux comme le monde, et des artistes dont la présence a été attestée de tous temps et sur tous les continents : les conteurs, nos conteurs retrouvés !

Et les "Les conteurs en balade" continueront encore, même cet hiver, de vous faire voyager dans Bruxelles insolite : 4 balades sur l'eau, 12 balades dans 4 musées, 2 balades aux flambeaux…

Suzane VANINA (Bruxelles)

Crédits Photos © Johanna de Tessières

Voir le site www.bxlcaconte.be – Tél : 02.736.69.50 - pour le détail de plus de 300 représentations et lieux et pour sa programmation annuelle -  www.lamaisonducontedebruxelles.be
 Ainsi que : www.conteursenbalade.be – info@conteursenbalade.be
Tél :  0497.782.075 – +32(0)2.742.08.61

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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 22:41
Spectacles, exposition de masques, conférences : durant trois jours, le théâtre nô est à l’honneur :

- Spectacles Nô et kyôgen du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
- Conférence-démonstration  mercredi 7 et jeudi 8 novembre de 14h à 16h
- Exposition Masques de nô  du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
 
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Cet art dramatique hautement codifié, stylisé, chanté, dansé, joué le plus souvent masqué a influencé de nombreux créateurs (Vilar, Wilson, Vassiliev, Novarina, Py…).
 Michishige Udaka est un maître de nô de la prestigieuse école kongô, basée à Kyôto. Cet éminent acteur, aussi auteur, est le seul maître à sculpter les masques portés sur scène. Soucieux de perpétuer et renouveler un art séculaire, sa compagnie maîtrise un répertoire varié : des grands classiques aux créations contemporaines.
 Ainsi la troupe propose deux nô traditionnels, Aoi no Ue, pièce inspirée du Dit du Genji, chef-d’œuvre de la littérature médiévale, où il est question de la vengeance d’une femme délaissée. L’autre pièce, Funa Benkei, relate un épisode du Dit des Heike, épopée du moyen âge qui évoque l’ascension et le déclin du clan des Heike.
 
Outre ces deux classiques, Michishige Udaka propose un nô contemporain Inori, l’une de ses  œuvres. Le théâtre nô qui tisse un lien entre le royaume des vivants et celui des morts est parfaitement adapté à cette pièce qui traite du drame d’Hiroshima et de Nagasaki. Une mère part à la recherche de son fils, victime de la bombe atomique. La forme du nô évite le pathos au profit de l’émotion pure et de la réflexion - que deviennent les âmes irradiées ? Survit-on à la douleur ? Et livre ici un véritable message de paix.
 
Pour contraster avec la tension tragique du nô, il est de coutume de l’associer avec du Kyôgen, petites farces truculentes. Ainsi Le colimaçon et Les chouettes et l’ermite, pièces enjouées concluront ces soirées « spécial nô ».
 Une exposition de masques de nô et une conférence agrémentent la découverte de ce théâtre universel érigé en patrimoine immatériel de l’humanité.


Programme (durée : 2h environ pour chaque soirée) :


Mercredi 7 novembre à 20h
Nô traditionnel> Aoi no Ue
Cette pièce écrite au XIVe siècle par Zeami est inspirée du Dit du Genji, chef-d’œuvre de la littérature médiévale. Elle a pour thème la liaison du jeune prince Genji avec une femme plus âgée, qu’il ne tarde pas à délaisser pour sa jeune épouse. L’esprit de l’amante délaissée, folle de jalousie, menace sa jeune rivale.

Kyôgen > Le colimaçon
Un maître demande à son serviteur d’aller chercher un colimaçon comme remède de longévité pour son grand-père. N’en ayant jamais vu, le serviteur est berné par un ermite des montagnes facétieux qui prétend être un colimaçon…

Jeudi 8 novembre à 20h
Nô traditionnel> Funa Benkei
Cette célèbre pièce a pour thème un épisode du Dit des Heike, grand récit du moyen-âge qui retrace la gloire et le déclin du clan Heike, anéanti par le clan Genji. Surpris par la tempête, Benkei et son maître Yoshitsune sont assaillis par les esprits vengeurs des Heike morts…

Kyôgen > Les chouettes et l’ermite
Un homme possédé par un esprit malin demande à un ermite des montagnes de procéder à  des incantations. Mais les prières de l’ermite sont sans effet face à l’influence néfaste de l’esprit des chouettes…

Vendredi 9 novembre à 20h
Nô contemporain > Inori
Au Royaume des morts, une mère part à la recherche de son jeune enfant victime de la bombe atomique. Michishige Udaka a écrit cette pièce il y a plus de 30 ans afin d’apaiser les âmes des irradiés de Hiroshima et Nagasaki. Vibrant message de paix, Inori (« prière » en japonais) a été présentée pour la première fois en 2003 à Kyôto.

Kyôgen > Les chouettes et l’ermite
Un homme possédé par un esprit malin demande à un ermite des montagnes de procéder à  des incantations. Mais les prières de l’ermite sont sans effet face à l’influence néfaste de l’esprit des chouettes…

Conférence-démonstration : L’abc du nô
Mercredi 7 et jeudi 8 novembre de 14h à 16h
Grande salle (niveau -3)
Entrée libre sur réservation au 01 44 37 95 95 du mardi au samedi de 12h à 18h30
En français et en japonais

Diversité des expressions des masques, techniques de respiration et de déclamation, symbolique des gestes, historique… : une initiation complète à l’univers du nô, qui rend accessible à tous ce théâtre traditionnel désigné patrimoine culturel immatériel par l’Unesco en 2001.

Exposition
Masques de nô
Du mercredi 7 au vendredi 9 novembre
Foyer (niveau –3)
Horaires du mardi au samedi de 12h à 20h
Entrée libre

Présentation d’une trentaine de masques de nô. La plupart ont été sculptés par Michishige Udaka, le seul maître de nô à porter sur scène les masques qu’il a lui-même créés.


Qu'est-ce que le Nô ?

Spectacle japonais, le nô est un long poème chanté et joué, avec accompagnement orchestral, généralement coupé par une ou plusieurs danses qui peuvent n’avoir aucun rapport avec le sujet. Réservé à l’aristocratie principalement militaire au XVIe siècle, le nô était, à l’origine, destiné à un public très large, destination qu’il retrouve aujourd’hui.

Au cours du VIe siècle une sorte de spectacle de foire, les sangaku ou « divertissements variés », sorte de spectacle de foire avaient été importés du continent au Japon à la suite du bouddhisme. Ce nom fut déformé par la suite en sarugaku ou « singeries » et le genre lui-même évolua. Le génie de Kan.ami et de son fils Zeami (1363-1443) allait en faire ce qui demeure aujourd’hui, sous le nom de théâtre nô, un des triomphes du théâtre universel.  

Le répertoire est divisé en cinq grandes catégories : apparitions de divinités, illustres guerriers, femmes célèbres, « nô du monde réel » (êtres humains attachés à ce monde), démons ou divinités impétueuses. La grande différence qui distingue les nô du monde réel des autres catégories, est que les premiers se déroulent d’une façon diachronique, tandis que les autres catégories regroupées sous l’appellation de « nô du rêve » obéissent à une structure bi-partie coupée par un intermède.

L’acteur appelé waki, « celui du côté », n’est autre que le médium qui permet au spectateur d’assister à l’apparition du personnage principal, shite, textuellement « celui qui agit ». Même si le nô donne des noms, il ne met jamais en scène des personnes particulières mais des types de personnages. Le nô est le carrefour des songes, yume no chimata,  où viennent se matérialiser de façon fugace les vieux fantômes des émotions humaines. Encore attaché à ce monde par quelque passion funeste, le shite est le rêve du waki. Il est masqué, il n’est pas de ce monde. A la fin de la pièce, il disparaît comme s’en va un songe, parfois après que le waki ait exorcisé son esprit tourmenté.

La règle esthétique et psychologique de la nécessité de l’existence en toute chose des trois principes, jo-ha-kyû, « ouverture, développement, fin » structure tout nô, de son ensemble au plus infime de ses éléments. En toute chose, en tout acte, il doit y avoir un début, une ouverture de l’espace et du temps, un déroulement où l’action va en se brisant (ha : « briser, rompre »), et une désintégration finale. Tout au long d’un nô, le rôle de l’orchestre est fondamental : une flûte, et surtout des percussions soutenues par les cris des musiciens, cris envoûtants dont la fonction est non seulement musicale, de marquage du rythme, mais aussi dramatique et psychologique.

Kyôgen ?

Comme le kabuki, le bunraku et le nô, le kyôgen est une des formes théâtrales traditionnelles appréciées dans le Japon contemporain. Issu d’anciennes danses paysannes, le kyôgen apparaît au 14e siècle, sensiblement à la même époque que le nô dont il constituait à l’origine l’intermède comique. L’humour des « paroles insensées », traduction littérale du terme kyôgen, contraste avec la tension tragique du nô. Alors que les nobles, les personnages historiques ou fantastiques peuplent les pièces de nô, le kyôgen met en scène des domestiques, des êtres joviaux et malicieux, le plus célèbre d’entre eux étant Tarô-kaja. Si la scène est nue, les costumes sobres et les accessoires réduits au minimum, cet art codifié nous plonge cependant dans un univers burlesque et truculent. Fondé sur la verve drolatique des dialogues, le comique des situations, l’inventivité de la gestuelle, le kyôgen est véritablement un art du rire.

Informations générales :

Maison de la culture du Japon à Paris (Fondation du Japon)
101bis, quai Branly 75015 Paris
Métro Bir-Hakeim (fermeture provisoire) arrêt Dupleix ou Passy / RER Champ de Mars
Tél. 01 44 37 95 00 / 01 - Fax 01 44 37 95 15

Ouvert du mardi au samedi de 12h à 19h
Nocturne le jeudi jusqu’à 20h
Fermé les dimanches, lundis et jours fériés

Théâtre nô
Compagnie Michishige Udaka - Ecole Kongô
Du mercredi 7 au vendredi 9 novembre à 20h
Grande salle (niveau -3)
Tarif 20 € / Tarif réduit 16€
Réservation  au 01 44 37 95 95  du mardi au samedi de 12h à 18h30
Sous le haut patronage de l’Ambassade du Japon en France  
Avec le soutien de  Agence nationale japonaise de la Culture, Fondation Franco-Japonaise Sasakawa

Organisation spectacles vivants
Koichi Makise  - Yayoi Takita
Communication - Valérie Touzé - Tél 01 44 37 95 22
Portable 06 15 26 35 78

La cerise sur le gâteau :


Regardez un catalogue de masques Nô
: le nô un théâtre universel érigé en patrimoine immatériel de l'humanité.

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28 juillet 2007 6 28 /07 /juillet /2007 10:24
« CE FUT UN TRÈS BON FESTIVAL ! »

Avignon, Festival et compagnies faisait vendredi son bilan de l’édition 2007 du festival. Une année d’apaisement et de reconstruction pour un festival qui s’achève sur les perspectives des prochains états généraux du Off (novembre).


C’est au final 930 spectacles qui furent cette année présents au Off. 930 spectacles, joués par 756 compagnies, venues de tous horizons. Des régions françaises, bien sur, DOM TOM compris, mais aussi de plus loin. Compagnies britanniques, taïwanaises, roumaines, sénégalaises, birmanes, chinoises… Au total, 21 pays étrangers sont venus participer au grand rendez-vous avignonnais du spectacle vivant.

Avec une fréquentation moyenne supérieure à 30 spectateurs par représentation, les estimations d’entrées faites par le bureau d’AF&C sont (au 26 juillet) de 700.000 et la vente de cartes d’abonnement a progressé de 2.000 en deux ans. Ce qui conduit le bureau d’AF&C à un bilan plutôt positif de ce festival 2007. «  Ce fut un très bon festival » souligne André Benedetto qui estime par ailleurs qu’un esprit nouveau soufflerait sur le Off. « La manifestation d’ouverture du festival a été diffusée de manière internationale, elle a attirée des télés du monde entier et elle montre qu’un esprit collectif est en train de naître ».

Côté finances, Danielle Vantagiolli (Trésorière de l’association AF&C) se veut rassurante, mais prudente : « Grosso modo, tout va bien ! ». Les 120.000 exemplaires de l’unique programme du Off ont coûté 245.000 € et en ont ramené 200.000 (publicité essentiellement). Un solde négatif de 45.000 euros donc, financé par l’association, qui explique notamment la clause d’exclusivité imposée par AF&C aux compagnies. Pour Greg Germain d’AF&C, « les compagnies paient le programme 30% moins cher que son coût réel, c’est ce qui explique le maintien de la clause d’exclusivité ». Au titre des autres dépenses importantes, les fonds d’action (32.000 €) et les salaires versés aux personnels de l’association durant le festival. Car D. Vantagiolli précise que si les membres du bureau sont tous bénévoles, le reste du personnel qui intervient ponctuellement sur le festival est toujours rémunéré. Enfin, les frais d’avocats imposés par les attaques judiciaires dont AF&C a fait dernièrement l’objet par un vestige de l’ancienne association ont également un coût… « Cet argent là, c’est l’argent des compagnies, et sans cela, il aurait pu aller au fond de soutien » regrette amèrement Mme Vantagiolli.

Enfin, dans le domaine des subventions, 5.000 € sont alloués par la ville, qui prête par ailleurs le hall de la mairie pour que les compagnies puissent y déposer leurs tracts, 10.000 de la SACD et 8.000 € de la SACEM. La communauté d’agglomération met gratuitement à disposition les locaux du conservatoire et le Conseil Général, la maison des pays de Vaucluse. On s’étonne donc de l’absence de financement régional. Greg Germain souligne que diverses régions s’investissent de plus en plus dans le Off, à l’instar de l’Ile de France, mais que la région PACA ne s’est toujours pas mise au diapason du Off.

En ce qui concerne le public, la fréquentation reste stable. Avec une population festivalière qui commence à se diversifier. Plus de jeunes, toujours autant de femmes. Mais aussi une meilleure représentation ethnique de la population française. Une démocratisation donc, qui ne peut que servir la culture. Et le festival.

Quant à une rumeur qui court (vite) dans les rues de la ville et selon laquelle 200 (voire même 280 !!) compagnies auraient quitté prématurément le festival, le Bureau d’AF&C sourit en chœur : ce ne sont que des rumeurs…

Karine PROST
www.ruedutheatre.info

Quelques chiffres complémentaires :

Cette année ont été distribués :

- 120 000 programmes
- 100 000 plans
- 200 000 cartes postales
- 8 000 affiches (affiches Officielles du Off)

Accréditations professionnelles (au 23 juillet) :

- 2347 accréditations professionnelles
- 370 accréditations refusées

Dont :

- 1027 programmateurs
- 704 prescripteurs
- 191 institutionnels
- 425 journalistes

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27 juillet 2007 5 27 /07 /juillet /2007 15:27
[communiqué de presse - Avignon, 27/07/07] La 61e édition du Festival d’Avignon se termine le 27 juillet 2007.  

affiche-2007-in.jpgInspiré par la démarche et les réflexions de l’artiste associé Frédéric Fisbach, ce Festival a mis en avant la vitalité et la diversité des écritures contemporaines et de l’art de la mise en scène, ainsi que  l’importance de la relation entre l’œuvre et le spectateur.  Ce festival a témoigné de l’engagement des artistes dans leur temps. Ils ont questionné notre  époque, y compris dans le rapport qu’elle entretient avec la mémoire et l’Histoire en interrogeant sans complaisance les périodes sombres du 20e siècle en Europe ou en Afrique. Ces réflexions furent  prolongées notamment par des expositions (Hommage aux justes de France d’Agnès Varda) ou des débats (plus de 1000 personnes ont ainsi assisté au Théâtre des idées avec Edgar Morin au  Gymnase Saint-Joseph). 

Près des deux tiers des spectacles présentés étaient des créations ou des premières en France. Les  quinze spectacles étrangers ont rassemblé un large public, notamment les spectacles en langue étrangère surtitrée comme Mefisto for ever mis en scène par Guy Cassiers et Angels in America, mis  en scène par Krzysztof Warlikowski.

Quinze spectacles - dont les trois présentés dans la Cour d’honneur (L’Acte inconnu, Feuillets d’Hypnos, Le Roi Lear) - ont été créés au Festival. La moitié des  artistes était invitée pour la première fois. Ils y ont croisé d’autres créateurs qui ont marqué l’histoire du Festival comme Jeanne Moreau, Agnès Varda, Pierre Henry ou plus récemment Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent ou Valère Novarina. Ce dialogue entre les générations d’artistes et de spectateurs a parcouru cette édition anniversaire qui fut également l’occasion d’une importante  actualité éditoriale sur son histoire. 

Lieu de production, le Festival a accompagné les onze compagnies françaises qui y ont créé leur  spectacle, avec le soutien d’autres théâtres ou festivals engagés à leur côté, de l’ADAMI et de conseils régionaux. Il a aussi produit directement et fera tourner trois aventures artistiques : Le  Silence des communistes par Jean-Pierre Vincent, Bleue. Saignante. À point. Carbonisée. de Rodrigo Garcia et Attitude Clando, de Dieudonné Niangouna. Ses ateliers ont construit les décors des Paravents, des Feuillets d’Hypnos et de L’Acte inconnu. 

Il est à noter l’attention des chaînes de télévisions publiques au spectacle vivant à travers les deux captations réalisées respectivement par Arte de L’Acte inconnu de Valère Novarina pour l’ouverture du Festival et par France 2 de Richard III de Peter Verhelst mis en scène par Ludovic Lagarde pour sa clôture.  

On peut se féliciter de l’affluence nombreuse des spectateurs aux représentations ainsi qu’aux  différents moments de dialogues et de rencontres proposés par le Festival. Avec une jauge offerte limitée à 107.000 places, le nombre de billets délivrés devrait atteindre près de 100 000 entrées, soit  un taux de fréquentation de 93%, niveau record pour le Festival d’Avignon. 

Les différents rendez-vous en accès libre favorisant la rencontre des œuvres et des spectateurs ont  été multipliés (expositions, lectures, leçons de l’université, films à l’Utopia, Théâtre des idées). La réponse des spectateurs à ces propositions a été très forte avec plus de 40.000 entrées, dont 11.000  pour la seule Ecole d’art, nouveau lieu de rendez-vous pour le public et les artistes. Son succès confirme le désir de partage et la curiosité qui caractérisent le festivalier.

En écho, la proposition  d’ouverture de la Cour d’honneur avant les représentations des Feuillets d’Hypnos, l’implication des amateurs, ou les représentations de Claire de René Char, mis en scène par Alexis Forestier, dans les  villages de la région d’Avignon, marquent ce souci de mettre en place des dispositifs qui permettent l’accessibilité des œuvres au plus grand nombre et de poursuivre l’inscription du Festival d’Avignon  dans son ambition originelle de démocratisation culturelle. 

Cette édition a confirmé le Festival comme le rendez-vous international des artistes, des politiques et  des professionnels du spectacle vivant, qui s’y rassemblent, échangent et confrontent leur point de vue, notamment sur la place de la culture dans la construction européenne, comme en a témoigné la  rencontre du 8 juillet sur la politique culturelle en Europe.  Cette édition se situe à mi-parcours du projet inventé il y a quatre ans par Hortense Archambault et  Vincent Baudriller. Il se poursuivra l’année prochaine en y associant deux artistes, l’artiste interprète Valérie Dréville et le metteur en scène italien Romeo Castellucci, qui contribueront par leurs  réflexions et leurs regards à poursuivre l’exploration du théâtre entamée en 2004.     

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Chronique Fraîche