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Mois Après Mois

Festival d'Avignon

14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 23:37
Editorial de Jean-Claude ZICOLA
Maire de Riom, Conseiller général

Un jour, un lieu, un rendez-vous !

 

Pour sa 9ème édition, la saison estivale de la ville de Riom “Eclats de Fête” vous a concocté un menu alléchant, appétissant, varié et riche en couleurs autour des arts de la rue et des arts forains.

Alléchant  : la compagnie Burattini accompagnera tout notre été avec un spectacle déambulatoire préparé avec une recette bien particulière et des ingrédients mâtinés de burlesque et de loufoque. La parade de la famille Buratt se déroulera dans la cour de la caserne Vercingétorix, tous les lundis et mardis de l’été à compter du 8 juillet.

Appétissant  : parmi les spectacles accueillis, vous aurez la chance de voir les Alamas’givrés, à la Varenne, compagnie connue et reconnue tant dans l’hexagone que sur le plan international avec leur dernier spectacle “Le Pic de Hubert”. Fable écologique autour de la famille Baratin. A ne manquer sous aucun prétexte.

Varié  : il y en aura pour tous les goûts et tous les appétits. Du cirque, mais aussi du clown, classique ou original, de la magie, des arts de la rue, du théâtre, des spectacles pour tous.

Riche en couleurs  : des rythmes cubains, de la salsa, du hip hop, des fanfares, du reggae, tous les rythmes du monde pour digérer ce programme gustatif et familial.

Le menu vous sera présenté en détail le mercredi 18 juin à 18h au milieu des fastes des années précédentes et des baraques foraines des Burattini. Venez nombreux, c’est gratuit (*), comme les années précédentes, cela régalera les petits et les grands ! (*) sauf le spectacle déambulatoire.

En savoir plus sur Eclats de fête à Riom.


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14 juin 2008 6 14 /06 /juin /2008 23:28
Editorial de Pedro GARCIA
Directeur Artistique du Festival Chalon dans la Rue et de
L'Abattoir, Centre TransNational des Arts de la Rue

Un fabuleux rendez-vous, vecteur immanquable du rayonnement culturel de notre ville, voilà ce qu’est Chalon dans la Rue. Cinq jours incontournables, tout autant attendus des artistes, des Chalonnais, que des festivaliers. Tout est en place pour vous permettre d’appréhender à travers cette 22e édition, l’ampleur de l’actualité des arts de l’espace public.

Ici votre soif de découverte sera étanchée, prenez le temps tout au long de ce festival de rechercher les instants singuliers et fugaces qui s’y cachent, ils sont à savourer, mais sachez les prolonger avec gourmandise. In et Off confondus, c’est plus de 1000 représentations, 150 projets d’artistes, d’auteurs que les compagnies offrent à votre sagacité, une réelle mise en partage d’émotions polychromes et d’expressions variées. Alors n’oubliez pas de refaire le monde. Laissez s’installer ces interminables discussions amicales. Confrontez fraternellement vos points de vue les plus inconciliables, là réside le pur bonheur d’être ensemble. Arrêtez le temps ! Du Festival à Bâtons Rompus à l’Heure entre Parenthèses, venez entendre la parole controversée des batteurs de pavés, et mesurer la réalité nouvelle des enjeux de la création pour la prochaine décennie. Cette décennie à venir !

Justement parlons-en, tous les artistes l’abordent avec inquiétude. À marche forcée, de numéros d’objet en RGPP (Révision Générale des Politiques Publiques), de gel budgétaire en Entretiens de Valois, le Ministère de la Culture se réorganisant, le paysage culturel se transforme profondément. Les soutiens se font plus rares. Les projets plus fragiles. L’incertitude et la précarité gagnent une majorité de compagnies. Mais nous savons tous que le devenir de nos sociétés, de nos républiques ont partie liée avec la culture qui mène à l’émancipation, avec la démocratisation culturelle qui conduit à la connaissance, avec les arts qui nous rappellent que notre futur réside dans la compréhension de l’autre. Ne nous renions pas ! Ne devenons pas étrangers à nous-mêmes ! De tout temps, ce pays a montré la voie qui permet d’accompagner les arts, la pensée, la philosophie, l’humanisme. Terre de culture, nous sommes ! Terre de culture nous devons rester ! Que la fête soit belle ! Que tous ces artistes si généreusement rassemblés portent jusqu’à vous, le souffle fragile de leur poésie.

Bon festival à vous et à vos proches !

En savoir plus sur le festival
Chalon dans la rue.


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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 23:31
Du 11 au 19 juillet, la CCAS au 62e Festival d’Avignon

Festival "CONTRE-COURANT"
Théâtre, danse, musique, poésie, expositions, débat…
7es rencontres Île de la Barthelasse - Ouvert de 18h00 à 1h00


De nombreux artistes vous attendent à Contre-Courant et parmi eux, des artistes accueillis par le Festival d’Avignon, comme Philippe QUESNE, Claire LASNE, Arthur NAUZYCIEL.
Lieu de culture, de débats et d’échanges avec des artistes, la manifestation propose une programmation pluridisciplinaire tournée vers la création contemporaine.
Jouant résolument la carte du décloisonnement, Contre-Courant invite à goûter ensemble différentes formes d'expression en proposant dix jours de spectacle vivant en accès libre* … Eloigné de la culture marchande, cet évènement s’attache à élargir les publics et porte haut les couleurs de la diversité artistique, aujourd’hui menacée.

La programmation pluridisciplinaire, ouverte sur l’inattendu et l’imaginaire, offre près d’une trentaine de propositions, dont trois en partenariat avec le Festival d’Avignon. En décloisonnant les disciplines et les milieux artistiques, Contre-Courant agit contre l'uniformisation, fait découvrir de nouveaux talents, diversifie les pratiques culturelles. Danseurs, chanteurs, musiciens, comédiens, auteurs, metteurs en scène se côtoient et leurs créations se nourrissent les unes des autres.

Ni la culture, ni l'énergie ne sont des marchandises ordinaires ; il existe bien une communauté d'intérêt pour empêcher la transformation régressive du statut des uns et des autres et continuer de bâtir ensemble des îlots de résistance à la marchandisation de la culture. Voulu par les agents EDF-GDF et conçu pour eux, Contre-Courant est en accès libre. Ce projet d'envergure engage les salariés toujours plus nombreux à être des spectateurs actifs et ouverts, à créer du lien social. Ils sont présents aux côtés des créateurs sur les événements culturels indépendants (Cannes, Avignon…) pour y apporter des propositions novatrices.

Espace de diffusion culturelle, Contre-Courant bâtit des passerelles entre le monde de la création et celui du travail sur un mode convivial.  Cette année - anniversaire de mai 68 oblige - il convient plus que jamais de « demander l’impossible ». Autour de valeurs telles que la solidarité, l’émancipation et la justice sociale, La CCAS impulse des actions culturelles de dimension nationale, apportant une importante contribution à la création, la production et la diffusion culturelles.

Organisateurs : CCAS Caisse centrale d'activités sociales du personnel des industries électriques et gazières – CMCAS PACA Caisses mutuelles complémentaires et d'action sociale des agents EDF-GDF .
Partenaires : Le Festival d'Avignon - La Chartreuse de Villeneuve les Avignon - La Friche de la Belle de Mai (Marseille)

INFOS PRATIQUES :

Site : www.ccas-contre-courant.org
* Tarifs : Accès libre dans la limite des places disponibles, sur réservation pour les spectacles du soir.
Information et réservation à partir du 9.07 : 06 73 76 03 57

LE PROGRAMME :

Vendredi 11 juillet
19h Arts de la rue A la Corde Cie LES GRANDES PERSONNES
20h15 Discours d’ouverture
22h Humour musical  Chasseurs de sons* Cie CINQ DE COEUR
23h Fanfare Cirque Circa Tsuïca COMPAGNIE CHEPTEL ALEÏKOUM

Samedi 12 juillet
19h Théâtre Récit Sortie d’usine Nicolas BONNEAU
22h Théâtre En partenariat avec le Festival d’Avignon Echantillons* Philippe QUESNE / Cie VIVARIUM STUDIO

Dimanche 13 juillet
19h Théâtre Les gens qui sont là tout près de moi Cie L’ART MOBILE
22h Cirque Tourne autour* Cie SACEKRIPA
23h45 Danse Manteau long…* DELGADO / FUCHS

Lundi 14 juillet
19h Musique 900 Miles BETHANY et RUFUS
22h Théâtre We are la France* THEATRE DE LA TENTATIVE
23h15 Théâtre En partenariat avec le Festival d’Avignon L’Ours et Des méfaits du tabac* Cie AMBRE, Centre Dramatique Poitou-Charentes

Mercredi 16 juillet
19h Musique Débat de boue IMBERT IMBERT
22h Théâtre Gênes 01* COMPAGNIE MICROSYSTEME

Jeudi 17 juillet
19h Musique MAGNIFICA Quintette de cuivres
22h Cabaret Théâtre Dans les arcanes du temps LE CIRQUE DES MIRAGES

Vendredi 18 juillet

19h Lecture En partenariat avec le Festival d’Avignon Le Moindre des mondes Arthur NAUZYCIEL, CDN Orléans-Loiret-Centre
22h Cirque Antigone, monologue clownesque* Cie POCHEROS
23h Théâtre Autoportrait XX Véronique PETIT et Cie TGV (voir plus bas)
Suivi de Musique Paristanbul - Plus de Pulse Cie LA TRUC

Samedi 19 juillet
18h30 Lecture Théâtre et démocratie : L’œil ouvert de la société en son milieu. Cie La Llevantina
19h15 Débat : « Démocratie : que peut le théâtre ? »
22h Théâtre J'ai gravé le nom ...* Clinic Orgasm Society
23h Arts de la rue Son de los diablos Cie La belle image

Du 11 au 18 juillet
Humour Autoportrait XX - Compagnie TGV - Véronique Petit
Du 12 au 14 juillet
Théâtre Panorama commenté par la Compagnie Grand magasin
(18h30 et 21h15, 21h30, 23h15 selon les jours)

* Réservation obligatoire au 06 73 76 03 57
à partir du 8 juillet de 10h à 12h et de 14h à 16h.
Site : www.ccas-contre-courant.org




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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 08:49


«Libération» veut favoriser la redéfinition du rôle de la culture dans le siècle qui commence. C’est pourquoi le quotidien convie, avec tous les acteurs du monde culturel, à participer au Forum de la culture les 13, 14 et 15 juin au Théâtre Nanterre-Amandiers.

Extrait de l'édito de Laurent Joffrin :

"La culture, de nouveau, est en révolution. Les progrès fulgurants de la technologie numérique, l’emprise croissante de l’offre gratuite sur l’Internet bouleversent ses canaux de diffusion, bousculant les acquis des producteurs, des diffuseurs et des artistes. Par ailleurs, une partie des gouvernants jugent que le modèle mis en place par André Malraux a fait son temps, suscitant l’inquiétude de nombreux créateurs qui craignent un retrait de la puissance publique, que le pouvoir croissant des opérateurs et des financiers privés viendrait remplacer. La nouvelle donne audiovisuelle et la mutation brutale des médias d’information ajoutent encore au désordre."

Lire la suite sur Libération.

Télécharger le programme du forum Vive la Culture.


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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 08:40
Par la section française de l’Association des Journalistes Européens
Avec le concours du secrétariat d'état aux affaires européennes français.

La section française de l’Association des Journalistes Européens lance un appel à candidatures pour la 4e édition du Prix Louise Weiss du Journalisme européen, dont l’objectif est d’encourager les journalistes à un traitement plus systématique, plus pédagogique et plus original des sujets européens, contribuant en cela à réduire « la fracture européenne », évoquée bien avant le référendum de 2005 par l’AJE.

Un prix sera décerné à un journaliste confirmé, l’autre à un journaliste débutant ou bien encore en formation en école de journalisme. Les candidats devront proposer pour la quatrième édition de ce prix, un article, un reportage ou une enquête en langue française, dont le thème est laissé libre.

Il convient cependant que le sujet :
- soit en conformité avec l’esprit, les valeurs et les combats de Louise Weiss,
- trouve une résonance concrète pour le grand public,
- soit abordé sous un angle transnational,
- conscientise sur l’importance de « penser européen ».

Les journalistes européens ne sont pas des militants de l’Europe, ils militent pour une présence accrue de l’information européenne dans les médias, pour une plus grande pédagogie et pour une généralisation du réflexe qui consiste à "penser européen".

Les journalistes culturels sont vivement incités à participer dans cette année européenne du dialogue interculturel initiée par la Commission européenne.

Qui peut participer ?

Le concours est ouvert à tous les journalistes francophones ressortissants de l’Union européenne, quels que soient leur nationalité, leur support et leur statut, à la condition sine qua non qu’ils exercent une activité régulière et rétribuée en qualité de journaliste dans une entreprise de presse.

Comment participer ?

Les journalistes européens qui souhaitent participer peuvent soumettre leurs articles, enquêtes, reportages et chroniques par courriel uniquement : contact(nospam)@ajefrance.com - supprimer (nospam) en nous écrivant - et au plus tard le 30 septembre 2008.

Seront pris en compte les sujets écrits ou réalisés depuis le 1er avril 2008.

Format des documents : Le travail peut prendre la forme : - d’un article écrit (3 à 5 feuillets) - d’un reportage photo (10 à 20 clichés) - d’un sujet audio (< 6 minutes) - d’un sujet vidéo (< 6 minutes). Nous acceptons aussi les 26' et 52', nous contacter par mail pour voir comment nous faire parvenir le DVD. Audiovisuel : nous vous suggérons d'adopter le format mp3 pour les sujets audio et un format compressé ad hoc pour les sujets vidéo. L'idéal étant plutôt de nous fournir un lien vers une adresse HTTP:// ou FTP://

La remise des prix ?

Les deux lauréats recevront chacun(e) une dotation de 2.000 euros et un Prix lors de la cérémonie de remise des prix qui se tiendra à Paris ou Bruxelles dans le 2e semestre 2008 sous présidence française de l'Union européenne.

Les prix sont décernés par un jury, présidé par Véronique Auger (France 3), réunissant des journalistes spécialisés sur les sujets européens.

Lauréats du Prix Louise Weiss :

2007 : Hughes Belin – journaliste à Europolitique, Bruxelles, spécialiste des dossiers énergétiques européens, au quotidien Europolitique (catégorie confirmés) et Cécile Bontron, journaliste pigiste, pour Le Nouvel Observateur (catégorie espoirs). Prix honorifique du jury : La Gazette de Berlin - magazine destiné aux publics francophones allemands.
2006 : Jean Quatremer, pour son blog Coulisses de Bruxelles, correspondant à Bruxelles de Libération (catégorie confirmés) et Iulia Badéa-Guéritée, article sur la Roumanie, publié sur le site Web de L’Expansion (catégorie espoirs).
2005 : Christophe Garach, correspondant du Parisien à Bruxelles (catégorie confirmés) et un collectif d’étudiants de l’Institut Pratique de Journalisme (IPJ) (catégorie espoirs).

Contact (uniquement par mail) :
Stephen Bunard / Aurélia Hillaire
Mail : contact(nospam)@ajefrance.com > supprimer (nospam) en nous écrivant.

L’AEJ c’est quoi ? L’Association des journalistes européens est née en 1961. Elle réunit des journalistes convaincus de la nécessité de l’intégration européenne sur une base démocratique. Avec plus d’un millier de membres répartis dans toute l’Europe, l’AEJ (Association of european journalists) peut-être considérée comme le plus grand club de journalistes d’Europe. Dotée du statut d’ONG, elle est reconnue par le Conseil de l’Europe et par l’Unesco. La section française a renouvelé son bureau en mai 2004, impulsant un nouveau départ et de nouvelles activités : actions dans les écoles de journalisme, prix du journalisme européen, rencontres-débats réservées à la presse au CAPE, soirées-débats européens mensuels pour le grand public...
+ d’infos : www.ajefrance.com

Qui est Louise Weiss ? Louise Weiss (1893-1983). Journaliste, écrivaine, européenne et féministe, elle a épousé tous les combats du XXe siècle. Elle crée une revue de politique internationale « L'Europe Nouvelle », qu’elle dirige entre 1920 et 1934, tout en effectuant de nombreux voyages pour assister aux grandes conférences internationales et pour étudier les nouveaux pays nés du découpage de l'Europe. Dans sa revue, elle soutient les voies nouvelles explorées par certains milieux politiques et intellectuels pour réconcilier les pays européens et empêcher une nouvelle guerre : l'arbitrage et la coopération entre les États par l'intermédiaire de la Société des Nations, le rapprochement franco-allemand, le désarmement et les projets d'union européenne. Entre 1918 et 1939, elle a oeuvré pour des projets pionniers en faveur de la paix (rapprochement franco-allemand, premiers projets d'union européenne et vote des Françaises).

Photo © DR : remise du prix à Bruxelles en 2007, de gauche à droite : Régis Verley, président AJE France, Véronique Auger, journaliste à France 3 et présidente du jury, M. Jouyet, secrétaire d'état aux AE.

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12 juin 2008 4 12 /06 /juin /2008 08:23
Depuis dix-sept ans, les Pépinières européennes pour jeunes artistes soutiennent une jeune génération d'artistes particulièrement mobile et attentive aux contextes humains, sociaux et économiques dans lesquels elle évolue, dessinant les contours d'une scène artistique européenne riche d'inventivité, de croisements fertiles, de désirs de projets partagés et d'ouverture au monde.

Les Pépinières lancent aujourd'hui un nouveau programme de mobilité, offrant plus de 50 opportunités de résidence entre septembre 2008 et septembre 2009, permettant de construire des projets pluriels et de rencontrer de nouveaux publics.

Afin de répondre avec pertinence aux différents mouvements que dessine la jeune génération d'artistes, ce programme préliminaire offre un éventail de concepts de mobilité artistique portés par un grand nombre de lieux de création partenaires, autour de trois grandes propositions : open art program, artshare, et artventure.

open art programme encourage et promeut les projets pluridisciplinaires dans des lieux de création de référence.

artshare, dédié aux artistes de la " relation à l'autre " et du contexte, s'exprime dans des lieux et avec des publics éloignés des circuits habituels de la culture.

artventure est un programme innovant qui propose à des artistes de champs d'expression divers de croiser leurs experiences avec des acteurs d'autres secteurs d'activité et d'autres environnements sociaux pour explorer de nouvelles formes de dialogue et imaginer de nouveaux projets de collaboration.

Le programme de mobilité 2008-2009 couvrira l’ensemble de la scène artistique européenne, incluant également de nouveaux pays comme la Turquie et l’Islande et s’ouvrant, notamment avec l’Asie, à de nouveaux continents.

www.art4eu.net



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6 juin 2008 5 06 /06 /juin /2008 01:07
Suivez le guide au fil du festival :
http://www.ruedutheatre.info/article-20458529.html
 
Du 11 au 31 juillet 2008
Cour de l'Hôtel des Monnaies (en face du Palais des Papes)
 
Le Off est une manifestation unique en son genre : il rassemble en grand nombre
des compagnies venues de l'ensemble du territoire, qui se produisent toute l'année
sur des scènes de tout type, depuis les Centres Dramatiques Nationaux, Scènes
Nationales et théâtres municipaux jusqu'aux plus petites salles de France. C'est
donc dans le Off que viennent jouer tous ceux qui entretiennent, au quotidien et au
contact de tous les publics, la flamme du spectacle vivant. A la suite des propositions
émises lors des Etats Généraux réunis en décembre dernier, nous avons décidé
d'ouvrir dans le Off un lieu d'échange et de dialogue pour que puisse s'exprimer
notre richesse latente. Le Off entre en débat, et la création vivante avec lui. Vous
pourrez venir dialoguer librement avec des critiques et des artistes autour de
l'histoire du Off, autour de parcours thématiques liés aux enjeux de la création,
autour de productions à venir, autour de la manière de mieux accueillir le public et
les artistes et de faire évoluer notre festival.

Programmées et animées par Christophe Galent, ces rencontres, gratuites et
ouvertes à tous, auront lieu du 11 au 31 juillet dans la cour de l'Hôtel des Monnaies
(ancien conservatoire), en face du Palais des Papes.

 

Surpris par la nuit : autour du plateau
C'est avec Bruno Tackels et France Culture qu'au premier jour du Off nous
ouvrirons ces semaines de débats. L'enjeu de l'émission est de montrer toute la
richesse du Off, tout en essayant de dégager des pistes pour le rendre plus fort et
plus convaincant aux yeux d'une profession qui le dénigre souvent injustement alors
qu'un large public le plébiscite.

 France Culture, 10 juillet, 22h15
 
 
Quelques libertés avec l'art…
 
L'INVENTION DU OFF
En juillet 1966, parallèlement à ce que personne encore n'appelait le In, André
Benedetto a donné Statues (pièce recréée cette année au Théâtre des Carmes).
D'autres artistes l'ont vite rejoint et en quelques années une manifestation s'est
installée, à côté du festival créé par Jean Vilar. A côté, et non pas « Off ». Il a régné
une certaine perméabilité entre l'un et l'autre festivals d'Avignon : on pourrait dire
qu'au début c'est le In – qui n'était pas encore le In –, qui s'est invité dans le Off – qui
n'était pas encore le Off. Le temps de la différenciation nette n'est venu qu'ensuite.  
A quelles nécessités, à quelle vocation répondaient les artistes qui ont inventé l'autre
festival d'Avignon ? Qu'est-ce qui faisait défaut, sinon au premier festival d'Avignon,
du moins au théâtre en France, dans les années 60 ? Pourquoi la différenciation
entre In et Off s'est-elle opérée, et que s'est-il joué à ce moment-là ? De quoi
sommes-nous, aujourd'hui, les héritiers ?

 Avec André Benedetto, Antoine Bourseiller, Alain Léonard, Bruno Tackels, Gérard
Vantaggioli. 11 juillet, 11h
 
LE MOMENT 68

Juillet 68 mérite une attention particulière dans l'histoire de l'invention du Off. Depuis
la fin des années cinquante, un certain malaise était perceptible dans les milieux de la
culture. En 68, il s'est exprimé de façons très diverses : par la déclaration du comité de
Villeurbanne, par des attaques plus agressives contre les gardiens de la "Kultur", par les
malicieux lâchers de pintades dans la Cour d'honneur. Mais toutes ces contestations de
la politique culturelle officielle entraient en résonance avec l'espace d'improvisation et de
libre-jeu ouvert en deux ans par les fondateurs du Off. Comment de jeunes artistes ont-
ils vécu 68, à Avignon et hors Avignon ? Que s'est-il passé, en 68, à Avignon "Off" ? De
quelle manière ces événements ont-ils affecté l'identité du Off et de ses acteurs ? Et
qu'en reste-t-il ?

 Avec Nicolas Bonneau, Jacques Kraemer, Alain Léonard, Gérard Vantaggioli.           
11 juillet, 17h
 
68-08 : Avignon, la culture et l'université .............................. 
 
L'université d'Avignon consacre à ce thème la journée du 15 juillet. De midi à minuit
auront lieu des leçons, conférences et débats avec Marin Karmitz, et des universitaires
et chercheurs. Deux films seront également projetés : Mister Freedom, de W. Klein, et
Coup pour coup, de M. Karmitz. L'entrée est libre.
 
QUELLES LIBERTES AVEC L'ART ?
Le Off s'est créé et maintenu au nom d'une certaine liberté. Mais, entre libéralisme et
libertarisme, entre impertinence envers une culture dite "institutionnelle" et récupération
par l'industrie du divertissement, comment garantir aujourd'hui la liberté de la création ?
Quelles libertés demande l'exercice de l'art vivant ? Quelles libertés institue-t-il ?
Comment les préserver, les développer ?  Quelles relations constituer entre le
spectateur et l'artiste pour refonder ces libertés publiques ?

Avec Damien Malinas (Université d'Avignon), Olivier Neveux (Université Marc-Bloch de
Strasbourg), Nicolas Roméas (Cassandre/Horschamp). 12 juillet, 17h


La condition critique
 
en partenariat avec le syndicat professionnel de la critique de théâtre,
de musique et de danse
 
Nous avons voulu rappeler l'importance des regards critiques, à l'heure où ceux-ci
sont de moins en moins admis. Dans notre société de contrôle et d'information, la
fonction critique est en effet sommée de se rabattre soit sur la fonction d'évaluation,
soit sur la fonction de communication. Mais le critique n'est pas un expert technique,
il n'est pas là pour fournir des rapports et des bilans de fin de projet à des comités
spécialisés. Ce n'est pas non plus l'une des courroies de transmission d'une
information neutre et efficace, massive ou ciblée. Un critique est d'abord un auteur,
d'un genre particulier. Au nom de quoi parle-t-il ? Comment travaille-t-il ? Qu'est-ce
que la critique fait au spectacle ? Qu'est-ce qui fonde la critique et que fonde-t-elle ?
Ces questions seront au centre de la rencontre du 15 juillet. A la fin de cette séance,
les intervenants donneront les titres des spectacles dont ils parleront aux séances
des 16 et 17 juillet. Un débat avisé, autour de chaque exercice critique, pourra ainsi
s'engager avec le public.

 Avec Jean-Pierre Bourcier (La Tribune), Irina Gogoberidze (Mzera Culture), Jean-
Pierre Han (Frictions),  Didier Méreuze (La Croix), Diane Scott (Regards), Marie-
José Sirach (L'Humanité). 15, 16 et 17 juillet, 11h
 
 
 
 
Parler d'un millier de spectacles était une tâche impossible. Il a
semblé plus juste et plus pertinent de créer des pistes de parcours
thématiques, à travers l'ensemble des spectacles du Off. Nous avons
donc choisi d'organiser douze rencontres autour de questions
générales, touchant aux enjeux de la création vivante. A chaque
rencontre sont associés un critique et deux spectacles, dont le propos
permet de lancer une réflexion commune à partir d'exemples concrets.
Chaque jour, nous indiquerons tous les spectacles du Off qui
correspondent à la thématique abordée, que nous complèterons par
une bibliographie. Le public pourra ainsi approfondir les thèmes, les
aborder sous d'autres biais, enrichir son regard de spectateur.
 
Nous souhaitons que ce Off en débats soit un espace d'échange et
de dialogue. Le critique et les artistes associés à chaque rencontre
sont là pour initier le dialogue, entretenir le débat, mais celui-ci ne
deviendra riche et vivant qu'à condition que les professionnels et le
public présents n'hésitent pas à faire partager leurs expériences, leurs
sentiments, leurs analyses. Le Off en débats se veut, à l'image du Off,
un lieu d'expression libre et de parole ouverte. Il sera donc ce que vous
en ferez.
 
Puissances imaginaires
 
UTOPIES 1   SUBLIMER LA VIE ?
Le temps d'un spectacle, des acteurs incarnent, concrètement, une vie imaginaire.
Aux loosers d'hier et d'aujourd'hui – aux déçus de l'Espagne post-médiévale comme aux
déçus d'une société que, par dérision, on pourrait nommer "postcontemporaine" (pour
dire que même notre présent s'est volatilisé) – la scène offre un abri. Et la possibilité,
peut-être, de s'émanciper de modèles imposés, de parler en leur nom propre, de mettre
en acte leurs désirs. A quelles conditions cette recréation du monde est-elle plus qu'une
récréation ? 

 Avec Alvina Ruprecht (CBC / Radio-Canada), Irina Brook, pour Don Quichotte
(Villeneuve-en-Scène), Arnaud Troalic, pour Borges vs Goya, de Rodrigo Garcia (La
Manufacture). 13 juillet, 17h
 
UTOPIES 2    BANLIEUES : L'ART EN ACTE ?
Que se passe-t-il quand le spectacle vivant, non content de réinventer le monde sur
scène, va à la rencontre de ceux qu'on dit "Off" et se confronte par exemple aux réalités,
aux histoires, aux habitants des banlieues et cités ? Que se noue-t-il, entre ceux qui
vivent d'imaginer et ceux qui doivent imaginer comment survivre ? Un art se réinvente-t-
il, à travers l'action culturelle et au-delà d'elle ? 

Avec Nicolas Roméas (Cassandre/Horschamp), Eric Checco, pour Othello de
Shakespeare (Collège de la Salle), Jean-Luc Paliès, pour Sublim'Intérim de Louise
Doutreligne (Théâtre des Halles). 14 juillet, 16h30
 
MIROIR 1  THEATRE EN ABIMES
Mais que peut vraiment le théâtre, face à la réalité la plus dure ? Cela vaut-il la peine
de jouer, lorsque le monde est perdu ? Le théâtre a réfléchi ces questions, en a fait un
argument dramaturgique : supposons que des acteurs, de profession ou de hasard,
doivent jouer une pièce dans un contexte qui rend ce jeu incongru, voire vain. Comment,
dans cette situation limite, où le théâtre tout à la fois exhibe sa puissance de
représentation et en montre la faiblesse, un spectacle peut-il nous atteindre avec force ?
Comment un acte imaginaire, au moment même où il s'avoue pauvre et nu, peut-il avoir
un effet de réel ?

Avec Bruno Tackels (Mouvement), Karine Badita, pour Ay Carmela de José Sanchis
Sinisterra (Ateliers d'Amphoux), Olivier Sanquer, pour Les Feluettes de Michel-Marc
Bouchard (Atelier 44). 16 juillet, 17h
 
MIROIR 2    LEGENDES ET MISERES DE L'ART
Jouant avec des puissances imaginaires, le spectacle construit pourtant un monde
tangible : d'une part il impose des références, des codes, une culture, et d'autre part des
artistes en tirent, réellement, subsistance. Le spectacle vivant parvient ainsi à inscrire
concrètement, dans le monde, le rêve particulier d'un créateur. Au risque de l'autarcie,
voire de l'autisme : parfois les artistes et leurs adeptes vivent et se nourrissent de leurs
seuls mythes, s'enchantent d'eux-mêmes, vivent en société semi-fermée. A quels jeux
l'art se livre-t-il lorsqu'il entretient sa légende ? Par quelles ironies rejoint-il la vie ?

 Avec Philippe Verrièle (Danser), Mauro Paccagnella, pour Bayreuth FM (Théâtre des
Hivernales), Piero Steiner, pour El Circ de Sara (Espace Vincent-de-Paul, Ile Piot).      
17 juillet, 16h30
 
 
SCENE ET SUBVERSION 1   VIOLENCE ET BEAUTE
Pourquoi et comment représenter la violence ? S'agit-il d'en détourner le bon public, le
théâtre ayant vocation de purifier nos mœurs ? S'agit-il de permettre au contraire d'en
jouir quand même, le théâtre ayant vocation d'exutoire, de défouloir pour nos passions
sales ? Peut-être se joue-t-il, entre violence et beauté, une partie plus ancienne, où
s'articule le plus originel du théâtre : les noces de l'effroi et du sacré, que consacre la
tragédie antique. La beauté, selon le poète, est le commencement de la terreur. Quel
prix payons-nous à vouloir aujourd'hui l'oublier ?

 Avec Diane Scott (Regards), René Georges, pour Bash latterday plays de Neil LaBute
(Théâtre des Doms), le collectif DRAO, pour Nature morte dans un fossé de Fausto
Paravidino (Petit Louvre). 18 juillet, 17h
 
SCENE ET SUBVERSION    LES  MOEURS ESTHETIQUES
Quelle corrélation entre nos mœurs quotidiennes et nos mœurs esthétiques ? Soit un
fait divers : le meurtre perpétré par les sœurs Papin. Qu'en reste-t-il dans le cérémonial
auquel Jean Genet nous convie avec Les Bonnes ? A quelle opération l'écriture
théâtrale se livre-t-elle sur et avec le "sujet réel" ? Une autre écriture, inspirée de
l'histoire des sœurs Papin, nous aidera à cerner la question qu'à travers le cas des
Bonnes nous tenterons d'approcher : que représente le spectacle ? Qu'est-ce qu'une
représentation ? Et qu'est-ce que représente pour nous le fait d'assister au spectacle ?

 Avec Jean-Pierre Han (Frictions), Jandira Jesus Bauer, pour Les Bonnes de Jean
Genet (Verbe Incarné), Maria Mannaridou-Karsera, pour Les Bonnes de Jean Genet
(Verbe Fou), Paola Rizza, pour Lames Sœurs de Yaëlle Antoine (Espace Vincent-de-
Paul, Ile Piot). 19 juillet, 17h
Saisir le monde
 
UN ASILE EN TEMPS D'EXIL

Avons-nous encore des racines ? La modernité a inauguré le temps des exodes
massifs : exode rural ou intercontinental des populations en quête de travail,
déportations en tous genres, fuites devant des guerres incessantes. Nous voici
désormais condamnés à la mobilité totale. Comment ne pas devenir, au mieux, touristes
de nos propres vies ? Nous chercherons une réponse du côté de l'artiste : s'exposer,
sortir et s'exiler de lui-même le temps d'une représentation, s'abandonner pour mieux s'y
retrouver, c'est l'exercice qui fait sa vie. L'art peut-il nous apprendre à habiter l'exil ?

Avec La Provence, Pascal Montrouge, pour Os (Théâtre des Lucioles), Patrick Womba,
pour Ailleurs Toute ! de Jean-Yves Picq (Verbe Incarné). 20 juillet, 17h
 
L'HISTOIRE TOUT BIEN DECONSIDEREE
Nous avons perdu le sens de l'Histoire. Est-ce un mal ? Au siècle vingtième,
suffisamment de massacres ont été commis par ceux pour qui l'Histoire avait un sens
déterminé. Mais en perdant le sens de l'Histoire, nous avons égaré le sens de deux
adjectifs devenus douteux : "commun" et "populaire". Que se passe-t-il si, achevant de
déconsidérer l'Histoire, le spectacle vivant s'en empare et, sans davantage se soucier de
véridicité ou de reconstitution, se met à jouer avec elle et son horreur, hors de toute
bienséance ? Quel sens de l'Histoire nous donnera-t-il en partage ?

Avec Gilles Costaz (Politis), Marja-Leena Junker, pour Je suis Adolf Eichmann de Jaari
Jutinen (Présence Pasteur), Victor Quezada-Perez, pour Histoire du communisme
racontée aux  malades mentaux, de Matéï Visniec (Collège de la Salle). 21 juillet, 17h
 
RAMENER AU MONDE
Le monde, nous sommes certains de le connaître mieux qu'il y a cent ans. D'un coup
de télécommande, nous passons de l'Irak à la Chine, du Japon à l'Irlande, du Liban au
Congo. Quand, du moins, l'information est assez spectaculaire pour que les médias
espèrent qu'elle nous retienne un instant. Mais, au-delà du bréviaire formaté que nous
débitent les "infos", que savons-nous des mondes qu'il y a dans le monde, des histoires
qu'il y a dans "l'actualité" ? Comment l'art du spectacle vivant peut-il, contre la
spectacularisation médiatique, nous ramener au monde ?

 Avec Jean-Marc Adolphe (Mouvement), Hala Ghosn, pour Beyrouth Adrénaline        
(La Manufacture), Lorent Wanson, pour Africare (Théâtre des Doms). 22 juillet, 17h
 
L'ORDINAIRE SINGULIER
Quelle est notre part de liberté lorsque nous voulons dire ce que nous sommes, ce
que nous avons été ? Lorsque nous nous retournons vers notre vie personnelle et
voulons en faire éprouver le grain singulier ? Des nouveaux médias à la téléréalité, les
formes, les formules et les rythmes dans lesquels viennent s'inscrire nos habitudes
expressives -  tout ce qu'en un temps pas si lointain on aurait nommé « l'idéologie » –
conditionnent l'ordinaire de nos confessions, de nos autofictions. Comment jouer de ces
panoplies expressives pour faire entendre une voix qui ne s'y réduit pas ?

 Avec Marie-José Sirach (L'Humanité), Alain Fleury, pour Papa's memori (Théâtre des
Lucioles), Patrick Pelloquet, pour Inventaires de Philippe Minyana (Grenier à Sel).       
23 juillet, 17h
 
REPRENDRE PIED

Il est des moments d'effondrement absolu. Le monde intime, le monde collectif, ou
bien les deux ensemble se déchirent, explosent. Nous voici désemparés. Nos
représentations sont vaines, nous laissent impuissants à nous saisir du monde, à nous
ressaisir au sein du monde. Comment faire scène de cette faille où tout s'abîme ? Et
quand plus rien ne donne prise, l'art peut-il nous être encore de quelque ressource ? A
quoi reprendre espérance, par temps de grande détresse ?

Avec Eve Beauvallet (Mouvement), Eric Oberdorff, pour Absence / Enola's Children
(Studio des Hivernales), Raymond Yana, pour Vis au long de la vie d'après Violette
Jacquet (Espace Alya). 24 juillet, 16h30
 
POLITIQUE DE LA FABLE

C'est un lieu commun de dire que, depuis les Grecs, le théâtre est un art éminemment
politique, quelque soit le sujet dont il traite. Or le théâtre s'empare parfois directement de
sujets politiques. Qu'est-ce que le théâtre fait à la politique, et qu'est-ce que la politique
fait au théâtre, lorsque la matière de la pièce est explicitement politique ? Existe-il une
manière proprement théâtrale, aujourd'hui, de questionner notre présent et notre avenir
politique ?

Avec Jean-Marie Wynants (Le Soir), Iris Gaillard, pour Anarchie en Bavière de Rainer
Werner Fassbinder (L'Etincelle), Christophe Moyer, pour Les Pensées de Mlle Miss
(Présence Pasteur). 25 juillet, 17h
 

le Off en créations
 
De nombreux professionnels et programmateurs sont présents sur le festival. Ce sont
bien entendu des diffuseurs, mais aussi des partenaires de production possibles. Nous
avons donc voulu ouvrir un espace où des compagnies viendront présenter
publiquement leurs projets pour la saison à venir, et rencontrer d'éventuels
coproducteurs pour des créations qui, après une présentation lors du Off 2009,
tourneront sur la saison 2009-2010.
Ces rencontres ne sont nullement réservées aux professionnels. Comme toutes les
autres, elles sont au contraire ouvertes à tous les publics. Nous croyons en effet qu'il est
important que, dès cette phase de présentation, le public puisse échanger avec les
artistes, et leur renvoyer leurs premières impressions.
Certains de ces projets pourront bénéficier de résidences de création dans les
théâtres du Off.
Le Off souhaite, à travers cette initiative, s'affirmer comme espace de création et de
production.
 
 ..................................................................................................................................................................... 17 juillet
 14h : Titanic, essai sur la fin du monde, d'après Le Naufrage du Titanic, de Hans-
Magnus Enzenberger, compagnie Kali&Co, mise en scène : Massimo Dean. Partenaire :
ODCC 22 – Théâtre en résistance

 14h45 : Maxa on the Rocks, de Thomas Canonne, Théâtre des Cerises, mise en
scène de l'auteur. Partenaires : Nouveau Théâtre d'Angers – Centre Dramatique
National ; Angers-Nantes Opéra ; Grand T (Nantes) ; Théâtre Universitaire de Nantes.

 15h30 : Don Quixotte, Itinéraires intérieurs d'un chevalier errant, compagnie Gilles
Verièpe, chorégraphie : Gilles Verièpe. Partenaires : CCDB (Arques) ; CCN Ballet-
Biarritz ; Micadanses. 
 
 ..................................................................................................................................................................... 18 juillet

 11h : Oh les Beaux Jours, de Samuel Beckett, Théâtre Méga-Pobec, mise en scène :
Jean-Pierre Brière. Partenaire : Théâtre de la Chapelle Saint-Louis (Rouen)

 11h45 : Lumière du corps, de Valère Novarina, Théâtrographe, mise en scène : Louis
Castel.
 
 14h30 Sang Blanc, compagnie Lûlîstan, chorégraphie : Laurence Levasseur.
Partenaires : Mission Culture France – Asie Centrale.

 15h15 La Tentation du Rideau, compagnie Conte, mise en scène Hassane Kassi
Kouyaté. Partenaires : Ville de Gap ; CDMDT 05 ; Centre des Arts du Récit (Grenoble).
 
 ..................................................................................................................................................................... 19 juillet
 
 11h : Fin de cycle, Maboul Distorsion, mise en scène Raymond Peyramaure.
Partenaires : Festival Theater op de Markt ; Festival Le Mans fait son cirque ;
L'Entresort/Furies (Châlons-en-Champagne) ; Cirk'Eole (Montigny-lès-Metz) ; Machines
de l'Ile (Nantes).

 11h45 : Le Cabaret de la fin du monde, d'après Cosmicomics d'Italo Calvino,
compagnie A l'abordage, Frédéric Poty. Partenaires : Conduite Intérieure (France) ;    
Le Cochon Souriant (Québec) ; Sexto Sol (Mexique). 

 ..................................................................................................................................................................... 20 juillet

 11h : Leur vie est un roman, de Didier Gauroy, Spokoïno Théâtre, mise en scène de
l'auteur. Partenaire : Espace Culturel Calonne (Sedan)
 11h45 : Le rêve d'un homme ridicule, réécriture contemporaine de la nouvelle de
Fédor Dostoïevski, Eclats d'Etats, mise en scène Katerini Antonakaki et Emmanuel
Jorand-Briquet.

 14h30 : Mon ami Paul, d'après Le Neveu de Wittgenstein, de Thomas Bernhard,
compagnie La Parenthèse, chorégraphie : Christophe Garcia. Partenaires : L'Astronef
(Marseille) ; CDC Grenoble/Le Pacifique.  
 15h15 : Opéra Soppio, Compagnie Icosaèdre, chorégraphie : Marilen Iglesias-
Breuker. Partenaires : Césaré ; Centre Culturel Saint-Exupéry (Reims).
 
 ..................................................................................................................................................................... 21 juillet
 
 11h : Création pour une foule, compagnie Les danses de Dom, chorégraphie :
Dominique Jégou. Partenaire : CCN de Caen.

 11h45 : Forêt de larmes (recréation tout terrain), compagnie La Licorne, chorégraphe :
Brigitte Cannone.
 
 14h30 : La petite Danube, de Jean-Pierre Cannet, compagnie Correspondances, mise
en scène Marion Bonneau. Partenaire : Escale (Domqueur).

 15h15 : Les Murmures de Vénus, d'après Ariane Buisset, compagnie Débrid'arts,
mise en scène Jeanne Bézier et Agnès Pétreau. Partenaires : 3 bis F (Aix), Théâtre
Vitez (Aix), Théâtre du Merlan (Marseille).
 
 ..................................................................................................................................................................... 22 juillet

 14h30 : Le Grand Projet, de Maria Clara Ferrer, Play Ground Compagnie, mise en
scène de l'auteur. Partenaires : Théâtre du Cloître - Scène Conventionnée de Bellac ;
Scène Nationale d'Aubusson - Théâtre Jean Lurçat.

 15h15 : Groupe Orpheline, de Raya Lindberg, mise en scène de l'auteur. Partenaire :
Centre Garcia Lorca (Bruxelles).

 16h : L'ABC de KF, compagnie enCO.re, chorégraphie : Katja Fleig. Partenaires :
Grand Théâtre de Lorient ; La Voilerie (Arzon) ; CCN Rennes-Bretagne ; Le Triangle
(Rennes) ; ABLE (Marseille) ; Kultur-projekt (Berlin) ; Tanzfabrik (Berlin).
 
 ..................................................................................................................................................................... 23 juillet

 14h30 : Précaire, compagnie Marinette Dozeville, chorégraphie : Marinette Dozeville.
Partenaire : Espace Louis Jouvet (Rethel)

 15h15 : Mariage, compagnie A Corps, chorégraphie : Mélanie Marie et Nicolas Maurel.
 
 ..................................................................................................................................................................... 24 juillet

 14h30 : Deux pas vers les étoiles, de Jean-Rock Gaudreault, compagnie des
Lucioles, mise en scène : Jérôme Vacquiez. Partenaire : Mairie de Compiègne.

 15h15 : Babel Porte, de Marc Béziau, compagnie Mêtis, mise en scène Nico Berthoux.
Partenaire : Mairie d'Angers.
 
 ..................................................................................................................................................................... 25 juillet

 14h30 : Nos vies déchaînées, de Dominique Zay, Art Tout Chaud, mise en scène de
l'auteur. Partenaire : Maison de la Culture d'Amiens.

 15h15 : Il nous faut l'Amérique, de Koffi Kwahulé, Compagnie du Tout-Monde, mise
en scène de l'auteur. Partenaire : TOMA. 


Le Off expliqué aux jeunes compagnies

 
 PAR LEURS AINEES
 
L'aventure du festival est exaltante, mais le parcours reste périlleux, complexe et
onéreux. Des artistes et des compagnies déjà aguerris au Off rendront compte de leur
expérience à tous ceux qui voudraient, pour la première fois, participer en 2009 au
festival, et répondront à leurs questions. Les jeunes compagnies pourront ainsi prendre
la mesure des réalités du Off. Ce "Libre Parlement" des compagnies s'exercera dans un
esprit de solidarité active, de plus en plus nécessaire à la pratique des arts vivants.
27 juillet à 11h, 29 juillet à 16h, 30 juillet à 11h
 

 PAR LES RESPONSABLES DU OFF
 
Dans un second temps, les responsables d'Avignon Festival & Compagnies viendront
présenter les réseaux des salles du Off, la logistique mise à disposition des compagnies
participantes, ainsi que l'association et son fonctionnement.
28 et 31 juillet, à 11h
 
La charte en discussion
 
Depuis plusieurs années, il est question de rédiger une charte du Off qui porterait
notamment sur les conditions et la qualité de l'accueil fait aux spectacles, et régulerait
les relations entre les compagnies et les lieux du Off.
Tout ou presque a été dit et pensé sur le plus grand de nos plus anciens festivals.
L'heure est à la mise à plat de ses fonctionnements, à une réflexion collective sur la
façon d'aborder le Off et sur notre métier de pratiquants de théâtre.
Cette réflexion publique doit permettre, en dégageant les enjeux artistiques et
professionnels du Off de demain, d'aboutir à la rédaction de la Charte du Off.
28 juillet à 16h, 29 juillet à 11h, 30 et 31 juillet à 16h
 
Suivez le guide au fil du festival :
http://www.ruedutheatre.info/article-20458529.html
 

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5 juin 2008 4 05 /06 /juin /2008 23:47
« OH ! DEJA L’ETE ? »
LA LIGUE D’IMPRO VOUS DONNE RENDEZ-VOUS POUR SON FESTIVAL
 
« AU NORD D’AVIGNON ! »
 
DU 4 au 10 JUILLET 2008 au Théâtre de la Rianderie à Marcq-en-Baroeul
  
Pour la deuxième année consécutive, la Ligue d’improvisation de Marcq-en-Baroeul vous propose de « festivaler » dans le beau cadre du Théâtre de la Rianderie à Marcq-en-Baroeul. Tous nos spectacles sont bien sûr improvisés et vous font découvrir une vingtaine d’artistes aux talents variés.
Du 4 au 10 juillet 2008, venez vous amuser et rêver, et prenez le temps de vivre en vous installant à notre ginguette estivale. Impro au féminin, Impro’Famille (création lors du festival !), Impro’Café, Carte Blanche à Igor Potoczny et à Stéphane Van de Rosieren et Impro’Conte (sans parler de quelques surprises qui vous attendent avant, après ou entre les spectacles …).
Au Nord d’Avignon à Marcq-en-Baroeul … parce que la culture et la fête continuent pendant les vacances !
 
LE PROGRAMME :

 
Vendredi 4 juillet à 20 h 30 « IMPRO FEMININ »
Où sont les femmes ? Au Festival bien sûr ! Humour, émotions, histoires de « bonnes femmes », questions existentielles…Messieurs, à coup sûr, vous avez enfin la chance de comprendre ce qui leur passe par la tête !!! Mesdames, mais non nous ne sommes pas toutes comme ça !!! Quoique ?
Avec : Isabelle Carré, Samira Mamèche, Brigitte Mariaulle (comédiennes), Sylvie Reynaert (musique)
 
Samedi 5 juillet à 18 h « IMPRO FAMILLE » - création pendant le Festival
Créée pour le Festival, Impro’Famille est un spectacle joué par les comédiens de La Ligue Professionnelle et les élèves du Théâtre Ecole de Marcq-en-Baroeul… En 2008, à quoi ressemble la vie de Famille ? Boulot, école, stress, vacances, éducation, gâteau au chocolat, télé et jeux vidéos…Loin des clichés ou « les pieds dans le plat », que nous réservent-ils ? A découvrir en exclusivité.
Avec : Charlotte Barrois et Cyril Bourez (Théâtre Ecole), Pierre Lamotte, Emmanuel Leroy, Brigitte Mariaulle (Ligue d’Improvisation), Simon Fache (musique)
 
Samedi 5 juillet à  20 h 30 « IMPRO CAFE »
Comédiens et musicien improvisent sur des thèmes donnés en direct par le public. Les acteurs dialoguent avec les spectateurs pour que ces derniers proposent également des personnages, des situations, la suite des histoires.
Avec : Pierre Lamotte, Emmanuel Leroy, Samira Mamèche (comédiens), Simon Fache (musique)
 
Dimanche 6 juillet à 18 h « IMPRO CONTE »
Emmanuel Leroy improvise contes humoristiques et histoires fantastiques avec la complicité de Jacques Schab au piano et de Xavier Van Rechem aux percussions. Une occasion de rire et de rêver …
Avec : Emmanuel Leroy (comédien), Jacques Schab, Xavier Van Rechem (musique)
 
Dimanche 6 juillet à 20 h 30 « IMPRO CAFE »
Comédiens et musicien improvisent sur des thèmes donnés en direct par le public. Les acteurs dialoguent avec les spectateurs pour que ces derniers proposent également des personnages, des situations, la suite des histoires.
Avec : Philippe Despature, Eric Leblanc, Angélique Catel (comédiens), Simon Fache (musique)
 
Lundi 7 juillet à 20 h 30 « CARTE BLANCHE A STEPHANE VAN DE ROSIEREN »
Bienvenue chez moi !
Marcel vous invite à partager sa modeste demeure, il vous attend avec toute la chaleur et la simplicité des gens du Nord.
Enfin, une visite, il attend ça depuis si longtemps.
Venez passer une heure en sa compagnie, venez partager ses souvenirs, ses tracas, ses anecdotes, venez trinquer…
Mais ne venez pas les mains vides, apportez lui, un objet, une photo, un animal, votre belle mère…Qu’importe pourvu qu’il puisse en jouer !
A bientôt Tertous !!!
Marcel.
Avec : Simon Fache (musique)
 
Mardi 8 juillet à 20 h 30 « CARTE BLANCHE A IGOR POTOCZNY »
Igor Potoczny est un maître de l’improvisation théâtrale. En France comme au Québec, sa biographie compte divers titres de champion théâtral en match d’improvisation. Et il a aussi participé avec deux autres compères à l’écriture improvisée d’un roman ! Mais Igor Potoczny est avant tout un artiste complet  à l’imagination débridée, à l’humour décapant et pourtant toujours sensible. Venez découvrir cet improvisateur hors norme le temps d’un spectacle surprenant dont vous vous souviendrez longtemps.
Avec : Simon Fache (musique)
 
Mercredi 9 juillet à 14 h 30 « IMPRO CONTE »
Emmanuel Leroy improvise contes humoristiques et histoires fantastiques avec la complicité de Jacques Schab au piano et de Xavier Van Rechem aux percussions. Une occasion de rire et de rêver …
Avec : Emmanuel Leroy (comédien), Jacques Schab, Xavier Van Rechem (musique)
 
Mercredi 9 juillet à 20 h 30 « IMPRO CAFE »
Comédiens et musicien improvisent sur des thèmes donnés en direct par le public. Les acteurs dialoguent avec les spectateurs pour que ces derniers proposent également des personnages, des situations, la suite des histoires.
Avec : Pierre Lamotte, Estelle Boukni, Samira Mamèche (comédiens), Simon Fache (musique)
 
Jeudi 10 juillet à 20 h 30 « IMPRO CAFE »
Comédiens et musicien improvisent sur des thèmes donnés en direct par le public. Les acteurs dialoguent avec les spectateurs pour que ces derniers proposent également des personnages, des situations, la suite des histoires.
Avec : Cécile Berland, Pierre Lamotte, Jérémy Zylberberg (comédiens), Simon Fache (musique)
 
RESERVATION AU 03 20 98 44 44           
 
TARIFS : 13 et 10 euros
 
LIEU DES REPRESENTATIONS : Théâtre de la Rianderie
2, rue du Marquisat à Marcq-en-Baroeul.
 
 
 

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1 juin 2008 7 01 /06 /juin /2008 21:11
LA NATURE N’EST INTÉRESSANTE QUE DÉBILE ET NAVRÉE
d’après CROQUIS PARISIENS
de Joris Karl HUYSMANS

mise en scène : Mariline Neveu
création musicale : Céline Bonacina
Mariline Neveu, comédienne
Céline Bonacina, saxophoniste

Ateliers d'Amphoux : www.amphoux.com
14h30 - Avignon 2008

En savoir plus :
http://lanaturenestinteressante.over-blog.com

JORIS-KARL HUYSMANS
1848 - 1907

L’homme    
Né à  Paris le 5 février 1848, Joris-Karl Huysmans descend d'une longue lignée d'artistes peintres flamands. Après une jeunesse difficile (la mort de son père très jeune,  le remariage de sa mère avec un protestant pratiquant) et des études de droit  qu'il interrompt très vite, il entre au ministère de l'Intérieur où il restera trente ans. C'est là qu'il écrira tous ses livres. Egalement critique d'art, il se montre, comme dans la vie privée, hargneux et féroce, déconcertant et péremptoire. Mais il a un regard aigu et il sait voir. Il a été singulièrement en avance dans ses appréciations sur les goûts de ses contemporains. Après s'être intéressé aux sciences occultes et au satanisme, notre petit fonctionnaire, friand des cabarets, se convertit soudainement au catholicisme. Il meurt à Paris en 1907, à l'âge de 59 ans.

 L’œuvre    

Caractère inquiet, curieux du rare, de l'inédit et de l'impossible, J.-K. Huysmans est pessimiste. Il laisse tomber goutte à goutte ses mépris, ses rancœurs, ses haines, ses  dégoûts, déchirant à la fois l'Eglise et la littérature, la jeunesse et ses contemporains, la peinture, la critique et les journaux.
Sa première œuvre Le Drageoir aux épices n'eut pas de succès ; puis des romans naturalistes se succèdent (Les sœurs Vatard, En ménage, A vau-l'eau...). Mais las des limites de ce style, il se tourne vers le symbolisme et le rêve (A rebours), ensuite vers le satanisme où se mêlent occultisme et sensualité (Là-bas) pour finir par le catholicisme (La cathédrale, l'Oblat).
Impossible pour J.-K. Huysmans d'écrire un roman objectif, ni de se ranger pour longtemps en aucune école. Il s'est créé un verbe à lui, dans lequel le sens du rythme est entièrement dominé par un faisceau d'impressions et de sensations, principalement les sensations visuelles.
En marge de ses œuvres, il publie un volume de Croquis parisiens (1880-1886) où, à l'instar de Beaudelaire et Verlaine avant lui, il façonne le poème en prose. Là encore, J.-K. Huysmans étonne, innove, en créant des vers blancs, des phrases rythmiques et répétées, une ritournelle ou un envoi final comme dans les ballades de Villon.

Le spectacle
La nature n’est intéressante que débile et navrée  (phrase d’introduction à La bièvre – Croquis parisiens)

Les croquis parisiens sont un fragment de cette écriture naturaliste, mêlant le symbolisme et l’impressionnisme, par laquelle le cynisme non dilué est férocement drôle.

Une comédienne et une musicienne jouent cette partition. L’une, brune, à la voix grave légèrement rauque ; l’autre, blonde, aux saxophones librement jazz. Deux femmes à la féminité bien trempée pour un écrivain si particulier.

8 croquis :
- Poème en prose des viandes cuites au four
Les tergiversations sur le mariage d’un célibataire dînant seul dans une gargote.
- Le gousset
La palette sensuelle des odeurs de l’aisselle des femmes. Dédié à Maupassant
- Le conducteur d’omnibus
L’ennui d’un type ordinaire, à son travail et dans son ménage. Heureusement, il y a le rêve.
- L’extase (le drageoir aux épices) Les frémissements amoureux tournés en dérision.
- L'étiage
Hommage à la poitrine de toutes les femmes dans une boutique de lingerie.
- L’ambulante
La lente descente inéluctable d’une prostituée.
- La Bièvre
Ultime promenade le long de cette rivière parisienne peuplée de petites gens.
- La blanchisseuse
Portrait d’une de ces laborieuses surnommées «les baquets insolents » ;  Un clin d’œil aux modèles de Degas.

La mise en scène

Huit croquis, huit univers.
Des couleurs, celles de J.-K. Huysmans : noir «dur », rose cru, « bis sec ».
Une mise en scène symboliste, sobre.
Deux chaises, une roue habillée. Sur une face un portrait d’homme ; sur l’autre un portrait de femme. Cette roue est tour à tour table de restaurant, effigie de l’être aimé, buste de mannequin, baquet de blanchisseuse.
Les costumes suggèrent légèrement l’époque 1900.
La création musicale aborde de multiples genres mais expérimente aussi  les sons, les bruitages ou bien encore fait appel à la mémoire collective. Deux saxophones : un baryton, un soprano selon l’humeur.
Huit croquis  rythmés, de cynisme, d’humour, de gravité interprétés par deux artistes qui se répondent, se rejettent, se fondent  en une partition d’où jaillit toute la "flamboyance" de cet écrivain si particulier.
 
Les artistes


MARILINE NEVEU
Comédienne, auteur-adapteur, metteur en scène
Directrice artistique de La Compagnie Rachel
Elève de Tony Jacquot (Comédie Française) et de Pierre Valde (l’Atelier), elle débute en 1975. A joué de nombreux classique (entre autres Dom Juan avec Michel Leroyer) mais également Lorca, Albee, Mrozeck, Vercors, Jon Fosse… à Paris et en tournées. Elle s’est frottée aussi au café-théâtre, au spectacle d’improvisation et de rue, à la télévision et au court métrage.
Elle se tourne depuis plusieurs années vers un théâtre de recherche et travaille avec des artistes de différentes disciplines. Elle a reçu également un enseignement de danse jazz et contemporaine, a travaillé le masque et la marionnette. Titulaire d’un DE Théâtre, elle anime parallèlement des ateliers de création théâtrale pour tous publics et les scolaires.

CELINE BONACINA
Saxophoniste, auteur-compositeur
Après des études musicales à Belfort, Besançon et Romainville (93), elle se spécialise au saxophone baryton en se produisant en big band à Paris (Duc des Lombards, Petit Journal Montparnasse...) ; puis dans l'Océan Indien où elle a fait partie de plusieurs formations : Subhash and the Cosmic Sound (musique indo jazz), Ti Fock (musique
réunionnaise et fusionnée) et sa propre formation jazz Céline B Group. Elle a participé à plusieurs festivals de jazz à La Réunion, aux Seychelles, à l'lle Maurice et à Madagascar.
Elle s'est produite en première partie de l'ONJ et d'Henri TEXIER notamment.
Parallèlement, elle est professeur de saxophone à l'ENM d'Alençon après avoir enseigné durant 7 ans au CNR de La Réunion. Elle compose également.  Son premier CD « Vue d'en haut » est sorti fin 2006. Elle a reçu en 2007 le troisième prix au Concours de La Défense.

Petite virée :
Avignon, Festival Off, juillet 2007
Alençon, Auditorium, septembre 2007
Paris, Théâtre Darius Milhaud, février 2008
Bar-Le-Duc, décembre 2008

Contact diffusion :
La Compagnie Rachel - 06 83 21 08 38

Fiche technique à la demande

Durée du spectacle : 1 heure

Prix de vente :
1 représentation : 900 € H.T.
Plus de 2 représentations : 700 € H.T.
+ transport + logement et repas 2 artistes

La compagnie

Depuis sa création en 1994 par Mariline Neveu, La Compagnie Rachel s’attache essentiellement à un théâtre de recherche vers «l’ailleurs » des limites établies. Celles  de :

• L’écriture, contemporaine ou non, connue ou pas : la pertinence, l’originalité du style, de la structure et/ou du sujet,
• La dramaturgie : partir de textes non dramatiques et les adapter pour en faire du théâtre,
•La scénographie : jouer avec l’espace, les lignes, la lumière sans tenir compte des règles dramatiques et toujours au service du texte.

La volonté de La Compagnie Rachel est de défendre le mot et le théâtre. C’est, dans le contexte actuel, sa revendication. S’il lui arrive d’utiliser les autres arts de la scène, c’est uniquement pour souligner, mettre en relief, l’art du mot et donc du théâtre.

«J’aime une œuvre qui initialement n’est pas faite pour la scène afin d’amener le public, à travers ce nouvel éclairage, à une réflexion, une émotion et, surtout, à une envie d’aborder le texte plus intimement ». Mariline Neveu

En ce sens, la compagnie Rachel fait un théâtre engagé.
PRODUCTIONS ET CREATIONS DE LA COMPAGNIE RACHEL depuis 1995 :

- Etranges Nouvelles
- De la Quenouille aux Barricades
- Wilde Ballad
- Sens Interdit
- Jeux de société
- Le vin et le verbe
Etranges nouvelles
D’après des textes de Marcel Aberman, Robert Boudet, Frédéric Brown, Maurice Denuzière, Christian Lamblin, Richard Matheson, Francis Palluau.
Adaptation et mise en scène Mariline Neveu
Sept petites histoires sans lien apparent si ce n’est l’Extra-Ordinaire.
Sept petites histoires à deux voix avec un soupçon instrumental pour calmer ou accentuer le frisson selon le bon vouloir du musicien.
Un travail sur la lecture mise en espace qui tend à ce que le comédien oscille entre «le joué et le lu », permettant ainsi au public de glisser du visuel à l’écoute pure des mots.

De la quenouille aux barricades
Textes de Louise Ackermann, La Béguine anonyme, Béatrice de Die, Louise Labé, Elisa Mercoeur, Louise Michel, Marie Nizet, Christine de Pisan, Madeleine des Roches, George Sand, Marceline Valmore…
Adaptation et mise en scène Mariline Neveu
Montage poétique illustrant la poésie féminine du XIIème au XIXème siècle. Une partition pour deux comédiennes incarnant la femme poète à travers ces huit siècles. Les musiciens (sax baryton et guitare électrique) rythment leurs voix, nourrissent «l’entre-les-mots » Gravité, révolte, émotion se mêlent à une fraîcheur un tantinet naïve, une sensualité, une drôlerie.

Wilde Ballad
D’après La ballade de la geôle de Reading, d’Oscar Wilde,
Adaptation et mise en scène Mariline Neveu
Long poème où l’écrivain décrit avec une puissante émotion l’enfer de la prison, l’effroi des détenus face à une agonie orchestrée que l’un d’eux va subir avant d’être exécuté.
Wilde Ballad est un spectacle visuel volontairement stylisé voire minimaliste afin de donner à l’écriture du poème une respiration, une forme théâtrale, en images. Sur le plateau, des objets, des accessoires ont été pensés dans un esprit d’art brut, naïf. Images simples, parfois enfantines, qui révèlent fortement la dérision, l’humour très noir teinté de cynisme que projette Oscar Wilde.
Chanson populaire ou chant classique s’échappe de-ci de-là, vite rattrapés par un motif musical récurrent. Un  instant théâtral où comédien, ombres et marionnettes à vue jouent la poésie scandée par des cordes.
Sens interdit
D’Angèle Dorvest, sur improvisations collectives
Mise en scène Mariline Neveu
Premier volet d’un triptyque intitulé Les humeurs de Rachel.
Partis de la nouvelle Le nez de Gogol, prétexte à une étude anthropologique, 7 comédiens, 2 auteurs, 1 metteur en scène, 1 musicien et 1 éclairagiste ont abouti à la conclusion d’un sens interdit leur permettant une réflexion sur des sujets universels et de tous les jours : la censure, le racisme, la guerre, la religion, le sexe, la nourriture…
Cette fois-ci, nous avons opté pour une écriture immédiate, contemporaine. L'intérêt était que les artistes, ces montreurs, soient en prise directe avec l'écrivain. Pour cela, nous avons utilisé la technique de l'improvisation qui permettait à la fois de nourrir l'écriture et de ne pas "composer des rôles", d'être en fin de compte au plus "près-serré" avec la simplicité afin que le spectateur s'y reconnaisse par-ci par-là, au pire… partout au mieux.

Jeux de société
D’Angèle Dorvest
Mise en scène Mariline Neveu
Dans une auberge, cinq habitués du lieu et l'hôte séjournant là pour on ne sait quelle raison. Durant trois jours, des liens se tissent, se cassent, de nouvelles habitudes s'installent, des règles s'imposent. Comme dans toute société.
Pendant trois manches, bouffon, fou, sorcière, menteur, cartes biseautées, bras de fer, bataille... C'est à celui qui joue franc-jeu, triche, parie, abat sa dernière carte. Avec un gagnant et des perdants. Comme dans tout jeu.
Autant de vies pour jouer qu'il y a de jeux pour vivre. Le tout est d'en accepter les règles. Comme dans tous jeux de société.
Conte sorti des entrailles d’un écrivain en quête d'inspiration ? Fable tricotée par une sorcière ? Une peinture, tantôt impressionniste, tantôt expressionniste ? Jeux de société est toutes ces expressions, baroque et surréaliste à la fois.
Le vin et le verbe
Ecriture, mise en scène Mariline Neveu.
Sorti de la cuisse de Jupiter, Bacchus (Dionysos chez les Grecs) inventa le vin et l’offrit aux hommes.
Les orgies en son honneur feront naître le Chant du Bouc qui donnera naissance à la Tragédie qui participera à l’élaboration de la Démocratie qui…
4 femmes en une content, chantonnent, musent, s’amusent, témoignent : une nymphe, une ménade, une comédienne du théâtre antique et une patronne de bistrot.
Conçu en 4 strophes sur 4 saisons, le vin et le verbe est saupoudré d’extraits poétiques de Ovide, Virgile, Abu Nuwâls, Anacréon, Omar Khayyàm, Rouèbâyyât, Charles Baudelaire, Abdelwahad Bouhdiha, Li Po, Euripide, Paul Verlaine, Salomon, Paul Eluard, Colette, Georges Brassens… et d’un auteur de la région viticole où se joue le spectacle.

06 83 21 08 38

La  Compagnie Rachel
Compagnie théâtrale - Siret 40416848600011 APE 923 A – Licence n°931589
25, avenue Jean Jaurès - 93300 Aubervilliers
la-compagnie-rachel@voila.fr

En savoir plus :
http://lanaturenestinteressante.over-blog.com

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31 mai 2008 6 31 /05 /mai /2008 18:28
Souvenez-vous, en septembre 2007, une bande de comédiens parfaitement inconscients et déraisonnables décidaient de jouer Bérénice de Racine en 1 heure, à 4, dans la rue. Avec pour utopie nécessaire : les alexandrins et le grandiose, c’est pour tout le monde, ils allaient les dire devant tout le monde, avec tout le monde.
 
Et fort de sourires, de chaleureux encouragements, de larmes écrasées, d’émerveillements décelés chez nos spectateurs de tous âges, en tous genres, rencontrés dans les jardins et les places publiques de Paris, Sarlat, Vannes et autres lieux incongrus, nous poursuivons notre jubilatoire et incroyable entreprise.
 
Alors à tous les amateurs d’expériences improbables, les curieux, les rêveurs, à ceux qui voudraient bronzer intelligent ou lancer le concept de pique-nique littéraire, à ceux qui adorent Racine et surtout aux autres qui ont toujours trouvé la tragédie classique poussiéreuse, venez changer d’avis, sortez vos paniers à pique-nique, vos pliants de camping ou vos nattes de plage, et en route pour l’une de leurs représentations, toutes leurs dates sur : http://toutlemondedehors.fr.gd et sur http://bereniceproject.blogspot.com

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Chronique Fraîche